ENSA Paris-Malaquais > Études > Programme > Master

Master

Le deuxième cycle de quatre semestres (S7 à S10) conduit au diplôme d’Etat d’architecte conférant le grade de master. Les trois premiers semestres s’articulent autour de trois unités : projet architectural, thématiques associant cours théoriques et séminaires, recherche. Ils densifient un parcours commun à l’Ecole, en le dotant de colorations propres à chaque étudiant. Le quatrième semestre est consacré au mémoire et au Projet et de Fin d’Etudes. L’ENSAPM propose un master spécialisé : Urbanisme et Territoires, mention urbanisme, parcours Programmation architecturale et urbaine co-habilité par l’ENSAPM et l’Université Paris Est Créteil Val-de-Marne.

P7-9 : Studios de projet

Les studios de projet présentés dans ces UE sont communs aux étudiants de Master A et Master 2. Cependant, le cours "Didactiques" est comptabilisé uniquement pour les Master 1. Les Master 2 sont invités a y assister en auditeurs libres.

Cours : Didactiques (Master 1 seulement)

L’objectif principal du cours est de fournir, en rapport avec l’élaboration du projet, des outils de méthode issus des présentations personnalisées des enseignants de projet exploités/ exploitables par les étudiants du master dans leur projet respectif.
Le cours DidactiqueS est né d’un constat : la difficulté de la part des étudiants à formuler clairement la part et la nature des méthodes qui sont les leurs dans l’élaboration de leur projet de semestre. Ainsi ce cours est étroitement lié avec l’enseignement du projet PM, quel que soit le département dans lequel il prend place. Au contraire, ce cours permettra aussi de comprendre les interactions possibles entre départements, ainsi que le fait que les méthodes ne sont pas uniques, qu’elles ne sont la propriété de personne même si elles relèvent parfois de convictions très personnelles. C’est pourquoi, lors de chaque séance, des enseignants appartenant à des départements différents viendront présenter quelques-unes de leurs positions qui serviront ensuite, dans la seconde partie de la séance, de base à une discussion.

Studio de projet AAP : Construire l'action

Dans les marges, franges, et autres replis de nos métropoles contemporaines, à quelques encablures des salles de studio et ateliers où nous travaillons, se multiplient des habitats non repérés comme tels : bidonvilles, camps, abris, refuges, demeurent la plupart du temps dans le hors-champ du projet urbain pour ne faire l'objet que de traitements d'urgence, sanitaires ou policiers. Ce studio de projet propose d'interroger à nouveaux frais la place de l'architecte face à de telles situations de crise qui, perçues comme extraordinaires, s'avèrent très certainement inscrites dans les processus de "bidonvillisation du monde" selon Mike Davis, ou encore de "l'encampement du monde" selon Michel Agier.

En premier lieu, il s'agit de travailler à une méthodologie de l'attention : en se portant au devant de situations de crises se manifestant dans les alentours de l'école, en travaillant à la mise en place de divers protocoles de description de ce qui a lieu, en mesurant combien les outils en devenir de l'architecte permettent de construire de nouveaux savoirs sur le sujet. En second lieu, il s'agit de travailler à une méthodologie du projet à partir de l'épreuve de ces situations : en accordant une place nouvelle dans le dessin à celles et ceux connaissant ce quotidien hors norme, en pensant le projet comme la matrice de nouvelles relations entre les multiples acteurs concernés par la situation, en donnant à l'expérimentation place décisive dans la définition du projet.

Studio de projet AAP : Lieux scéniques

Le projet "Lieux scéniques" consiste à faire travailler les étudiants sur des programmes de théâtre, dans une logique d’échanges avec des équipes d'institutions théâtrales, tenant le rôle de maître d'ouvrage.

Cet enseignement se donne ainsi pour objectif de participer à la réflexion contemporaine sur l’architecture des lieux scéniques, tant dans ses dimensions urbaines (relations à la ville, communication), publiques (nouveaux programmes associés, accès, rythmes, économie, signalétique), techniques (accessibilité, acoustique, confort, visibilité, fonctionnement) que dans ses dimensions plus plastiques, architecturales ou identitaires (scénographie des lieux, ambiances, matérialité).

Le second élément fondamental de cet enseignement est la volonté de sortir les étudiants de l’abstraction des études architecturales pour les confronter avec des demandes, questions et objectifs formulés par d’autres que leurs enseignants. Cette dimension de la pédagogie contraint à privilégier non seulement des lieux concrets et accessibles, mais également à construire des partenariats institutionnels entre l’ENSAPM et ces lieux potentiels de projets.

Studio de projet AAP : Maisons des jeunes et de la culture - La place des jeunes dans la ville

Porter un regard neuf sur les lieux de loisirs et de culture contemporains et sur leur histoire, pour projeter et inventer ceux de demain. S'intéresser aux initiatives actuelles concernant la place des jeunes dans la ville.
Les méthodes de travail participatif de Nicole Concordet et de ses camarades de l'atelier Construire sont un apport précieux pour cet enseignement.
Le travail de projet explorera tout particulièrement la question de la place des jeunes dans la ville, et donnera lieu principalement au développement des thèmes suivants :
-accueil (de tous publics, artistes, acteurs de la vie culturelle)
-liens avec le contexte
-évolution des espaces et de leur organisation

Cet enseignement fait l’objet d’un partenariat entre l'ENSAPM et la Fédération des MJC en Ile de France , permettant chaque année un accueil dans un territoire différent du « Grand Paris » (exemples : Ermont, Evry, Meudon-la-forêt, Meaux, Chevilly-Larue., Rambouillet, Pontault-Combault...) dans un site réel avec des habitants, des animateurs, des bénévoles, des personnalités politiques et des responsables de structures culturelles et sociales locales.
Dans le contexte « après-Charlie » ces lieux, dont certains sont en difficulté actuellement, semblent mériter une attention particulière en raison du travail précieux mené par les équipes oeuvrant au plus près des habitants de ces territoires.

Le thème « architecture et éducation populaire » sera exploré cet enseignement : Le colloque « Des lieux pour l'éducation populaire » qui s'est déroulé le 3 décembre 2014 à l'ENSAPM, le 4 décembre aux Archives nationales (site de Pierrefitte sur Seine), constituera une référence consultable à partir des enregistrements vidéo réalisés parBruno Weiss au labo photo/vidéo de l'ENSAPM (actes en cours de transcription). Ce colloque, à l'initiative de Laurent Besse et Catherine Clarisse, soutenu par le département AAP, a est organisé en partenariat avec le PAJEP, l'ENSAPM, la ville de Créteil et le CAUE 94

Studio de projet AAP : Réalité territoriale non standart. Du littoral usurpé aux quartiers hostiles à Pineta Mare (Italie)

Il est proposé de se confronter ici à une situation construite extrême, qui met en relief les mécanismes du contournement de la légalité, de l’économie libérale, de l’équilibre écologique dans la fabrication d’un territoire contemporain au nord de Naples. Les étudiants prendront position, en tant qu’architectes, sur cet héritage actuel au travers de propositions architecturales et urbaines.
Une reconquête semble possible, à laquelle le groupe de travail du studio peut contribuer, en dressant une lecture critique du territoire et en formulant des propositions concrètes. Cette thématique sera traitée comme un vrai processus dynamique partant de l’hypothèse que ces situations « limites » peuvent être une source de réflexion sur la réappropriation de la ville par la ville et sur leur potentiel de mutation urbaine. Les étudiants exploreront par ce projet des stratégies et des scenarii de régénération permettant d’imaginer une « deuxième vie » et de nouveaux contours pour l’agglomération napolitaine. Les investigations se focaliseront autour de plusieurs axes de travail : les constructions illicites, le détournement de l’espace public, la camorra comme réponse sociale. Les étudiants seront amenés ainsi à participer de façon critique et concrète sur un contexte en pleine mutation.

Studio de projet DK : Conception architecturale, fabrication et cycle de vie : nouveaux processus robotisés

L’objectif du studio est de conduire, en groupe ou individuellement, un travail de recherche autour des possibilités offertes par la robotique et plus généralement par l’automation dans la conception et la construction.

Dans la lignée des spéculations des architectes d’avant-garde du XXe siècle l’automatisation a récemment connu un fort regain d’intérêt grâce à une accélération générale de l’innovation technologique – avec des conséquences sociales et économiques qu’il s’agira d’ailleurs d’évaluer sans naïveté – mais aussi grâce aux extraordinaires potentialités offertes par ces innovations dans les domaines spécifiques qui nous intéressent : l’architecture et sa construction.

Le studio encouragera une découverte puis une analyse lucide des technologies robotiques sous ses divers aspects. La recherche formelle sera le support de cette analyse, recherche qui pourra se matérialiser dans différents types de production qui auront comme point commun une dimension constructive clairement assumée. La production d’objets physiques, de composants ou produits, sera privilégiée.

Ainsi le studio de projet de Master DK 2015-2016 apporte aux étudiants des savoirs concrets liés à la computation, la conception et la fabrication assistées par ordinateur. Son but est aussi d’aider à comprendre les conditions objectives de production généralisées dans l'industrie ainsi que leurs relations avec l’architecture, afin de redonner à celle-ci une dimension opérative.

L’industrie de la construction a en effet une évolution relativement lente comparée à d’autres secteurs déjà fortement transformés par les outils numériques et robotiques. Aujourd’hui, la voie est ouverte vers une reconfiguration des métiers. Entre concepteurs et constructeurs, les architectes et ingénieurs doivent repenser leur rôle dans la fabrication des composants de notre environnement bâti.
L’objectif est de faire émerger une réelle démarche collaborative de recherche et développement en architecture autour des opportunités offertes par les nouvelles technologies.

Studio de projet PASS : Sur les traces de Villard 17ème éditions

Pourquoi VILLARD : Villard de Honnecourt architecte français de la seconde moitié du XIIIe siècle est l’inventeur d’une pédagogie de l’architecture basée sur l’expérience et l’observation directe. Son carnet de voyage à travers les villes et les cultures de son époque est un recueil de modèles et un livre d’étude destiné aux jeunes architectes.
Villard est aussi le nom choisi par une association de Universités italiennes qui existe depuis 1999 et qui a créé depuis 2003 un doctorat de recherche en architecture internationale. L’association reprend la pédagogie du projet autour du voyage de Villard de Honnecourt. L’ENSA Paris-Malaquais a signé une convention (Accord bilatéral de coopération culturelle et pédagogique) avec l’association Villard en 2008 avec l’objectif de développer des échanges d’information sur les programmes d’enseignement de théorie et pratique du projet architectural et urbain.

Objectifs :
-Tester et développer la capacité à projeter dans des complexités et cadres (culturels, politiques, économiques, opérationnels) différents et construire son idée, sa méthode et son projet à partir du dialogue avec divers intervenants.
- Confronter, à travers le workshop final et les autres rencontres, ses positions projectuelles à d’autres solutions, à d’autres prises de positions. Permettre de convaincre, à travers multiplicité des approches et projets de qualité, que la modification des territoires, y compris dans des cadres historiques, est un acte possible, raisonné et nécessaire.
- Faire du voyage un apprentissage parce qu’il permet à la fois de prendre connaissance (de lieux, de méthodes, de disciplines différents) et de construire une propre démarche articulée, ouverte sur des questionnements concrets.

Studio de projet THP : Fiction. Ville et utopie

Ce studio de Master propose de mener une recherche sur les utopies urbaines, par le biais du projet. L'objectif de la recherche est de ranimer l'élan utopique qui a émaillé l’histoire de la ville et de l’architecture. Il répond à l'enjeu pour les étudiants de se forger un regard critique sur le contexte socio-politique qui anime la production de la ville actuelle, en restaurant la dimension idéologique des projets urbains, dans un monde qui a temporairement abandonné ses idéaux et peine à se projeter dans le futur. Le programme prend chaque année pour thème une figure archétypique de la ville, que l'on retrouve aussi bien dans ses représentations historiques que contemporaines. Depuis sa création, le studio a investigué la figure de l'île renvoyant au cas des 'gated communities', celle du labyrinthe renvoyant au cas des grands centres commerciaux, mais également celles du véhicule et de la foule. Ces figures renvoient à des mythologies présentes dans l'imaginaire des villes comme des communautés virtuelles. Le choix de ces thèmes procède d’une stratégie de retrait, du site comme du temps, qui vise à procurer aux étudiants le recul nécessaire pour saisir les grands courants idéologiques qui façonnent les paysages urbains.

Studio de projet THP : From A to B via C / architectures sensibles de l’invisibilité

Problématique générative inductrice du positionnement pédagogique
Permettre à l’architecture d’échapper à sa condition ?
Admettons que l’on puisse en première approximation, introduction et résumé, dire qu’un des principaux objectifs de cet enseignement est de rechercher des manières expérimentales de permettre à l’architecture d’échapper à sa condition, c’est à dire de parvenir à nous mettre en situation de dépasser les caractères suivant, qui - selon les approches les plus courantes, les plus admises et les plus pratiquées, et sous une forme parfaitement solidaire et complémentaire – surdéterminent l’architecture de manière absolument fondamentale dans sa conception et donc dans sa réception en en réduisant considérablement le potentiel, l’intérêt et la portée :
- une auto-référentialité exclusive,
- le privilège exorbitant attribué à la physicalité,
- un rapport univoque au présent et au continuum supposé du réel,
- et l’hégémonie du rapport au visible.
Il s’agira donc d’élaborer et d’opposer des procédures antithétiques vis-à vis des pratiques et positionnements courants qui :
a- instituent l’architecture en parfait camp retranché vis à vis des autres domaines de la culture (parce que constitutivement l’architecture associe fonction d’utilité, élaboration sous contraintes et impossibilité de figurer ou de citer directement les choses du monde),
b- la coupent des pratiques théoriques élaborées (d’une part parce que c’est une discipline globalement conduite à être anti intellectuelle, et d’autre part que parce que la proximité et la duplicité des rapports qu’elle entretient de manière générale avec notre existence et avec le réel constituent un terreau de résistance spécifique, extrêmement prégnant et problématique pour le champ théorique),
c- et l’inscrivent presque exclusivement dans la physicalité (en particulier parce que nous la cantonnons à n’être appréhendée que dans le registre du visible).

Studio de projet Transitions : Développement durable. Ressources et Métabolisme Urbain

En ces semestres croisés 7 et 9, l’objectif pédagogique est d’explorer des thématiques écologiques et environnementales. Cet enseignement permettra à la fois de consolider des notions autour des ambiances (éclairage naturel, confort thermique, ventilation naturel,…) et de l’énergie grise (stratégie de conception, matériaux et modes constructifs, …) mais également d’aborder des questions plus complexes telles que le métabolisme urbain et la ville systémique, avec des thématiques exploratoires telles que l’agriculture urbaine, symbiocité de Pascal Gontier ou de slow build de Wang Shu.
Il s’agit pour l’étudiant d’interroger des concepts contemporains du développement durable tels écologie industrielle, métabolisme urbain, économie circulaire, biomimétisme, …et d’en proposer des applications concrètes au sein du processus de projet.
L’objectif étant d’acquérir une aisance quant aux principes fondamentaux bioclimatiques et d’expérimenter par des formes construites, les questions de durabilité comme un large champ d’expérimentation et d’innovation, pour tendre vers les architectures de demain.

Studio de projet Transitions : Franchir les infrastructures, un pont programmé

Le projet d’un « pont programmé » propose d’acquérir des compétences de conception de projet de grande échelle et de se familiariser avec les notions élémentaires de structure, afin de permettre aux étudiants de projeter des programmes intégrant de grandes portées. Ces grands équipements (stades, grandes salles, lieux de cultes, gares, ouvrages d’art, etc.) participent à la constitution de l’identité des métropoles. Leur conception requiert des savoir-faire techniques et architecturaux toujours plus audacieux, qui matérialisent leurs dimensions symboliques de rassemblement, de lien ou de passage. Même si architecture et ingénierie relèvent de domaines de compétence différents, qui ont leur autonomie propre, la plupart des grands projets récents est le fruit d’une véritable articulation intellectuelle et conceptuelle entre ces deux champs.
Ce studio propose de développer une culture théorique et pratique des grands projets. Le thème du franchissement des infrastructures urbaines, comme les autoroutes, les voies ferrées, sera abordé à la fois en terme de morphologie structurelle, mais aussi en terme de forme urbaine. Le désenclavement de quartiers séparés par une infrastructure serait envisageable par la création d’un passage urbain qui intègre un certain de nombre de nouvelles fonctions. Ce « pont programmé » définira l’imbrication d’un équipement public, d’espaces de vie, d’un espace public, soutenus par un ouvrage d’art de grande portée.
En l’inscrivant dans le contexte historique de l’évolution des connaissances et des techniques, ce studio portera également un regard critique sur les différentes approches du projet architectural et urbain, et questionnera notamment la fonction et le sens de la structure. La multiplicité d'échelles, d'usages, de principes constructifs, de matériaux confère aux grands équipements une dimension collective, comme lien urbain et social, que les étudiants intégreront pour concevoir la ville de demain.

Studio de projet Transitions : Retour vers le futur d'architectures sans qualité

Ce studio de Master mène une réflexion prospective sur une question récurrente du renouveau urbain: la requalification des architectures sans qualité, datées ou obsolètes, communément qualifiées de «moches». Les modalités de leur métamorphose est une question essentielle, si l'on considère que nos villes sont constituées en grande partie de ce bâti ordinaire, patrimoine déconsidéré, s'agrégeant souvent en masse urbaine sans aucune composition.
En évitant le présupposé de déconstruction préalable, qui condamne d'office des bâtiments à la démolition et sans tomber dans l'excès inverse de la vitrification patrimoniale, il s'agit de faire un travail d'exploration conceptuelle par une démarche d'observation systématique, d'analyse permanente et d'identification des enjeux, pour aboutir à une stratégie de projet raisonnée. Au cours du semestre, les étudiants vont construire leur méthode de travail en vérifiant progressivement leurs hypothèses de projet à différentes échelles, selon des points de vue précis.

Studio de projet VAT : 'No ideas but in things'

Le site - Le site de nos projets est la vallée de la Seine comprise entre, en amont, les versants de la vallée qui creuse le plateau de La Beauce et de la Brie et, en aval, le Vexin français.

Une figure spatiale - Lorsque Le Nôtre, à Saint Germain en Laye, dessina et construisit la terrasse en balcon sur la vallée de la Seine, il initia un nouveau rapport au paysage dans lequel l’artefact, la construction, structurait le point de vue pour permettre une lecture claire du paysage dynamique. Paysage qu’il embrassa d’un seul regard ; conquête du regard, conquête du naturel, conquête politique ; en retour, le naturel soutint la force des architectures.

Analyse - Dans la longue histoire du développement métropolitain de cette vallée, d'autres constructions ont aussi puisé leurs forces dans la morphogenèse des paysages pour établir une relation de seuil, d’articulation, d’équilibre où la géographie soutient l’architecture. Mais le plus souvent, les architectures ne dialoguent pas, ne cherchent pas à établir un quelconque rapport avec le socle naturel, dynamique dans lesquelles elles s’inscrivent.

Urgence - Nous le savons, il est aujourd’hui urgent de construire une nouvelle relation avec notre environnement. Cette nouvelle relation caractérisera les formes de paysage qui s’établiront dans cette vallée déjà construite.

Studio de projet VAT : Territoires résilients ou Projets posturbains

L’objectif de ce studio est de contribuer à cette résilience en renouvelant à différentes échelles les modes de conceptions et les stratégies d’aménagement. C’est l'occasion d’imaginer des superpositions et des juxtapositions de programmes qui déterminent des formes urbaines et architecturales nouvelles et exigeantes, tant du point de vue de leur implantation, de leur économie, que de leurs ambitions environnementales. Cette résilience est une opportunité pour créer de nouveaux paysages habités, ouverts sur le fleuve, et invite à repenser le système urbain et ses perturbations. Elle est ici considérée comme le moteur d’un après-projet urbain.

Studio de projet VAT : Réseaux / flux : reconfigurer les invisibles du territoire - Stratégies d’interactions hard vs. soft dans le corridor Seine Aval, de Conflans à Mantes.

L’enjeu de ce studio est le renouvellement de notre relation aux « invisibles de la ville moderne » que sont les territoires de réseaux et de flux (ici en 3e couronne) : emprises techniques, faisceaux de transport, zones industrielles... Effet collatéral de la croissance métropolitaine et de l’aménagement du territoire par zoning, de très grandes séquences de paysage hors la ville sont dédiées à des fonctionnements déterritorialisés, dont l’importance est vitale pour l’ensemble des territoires servis. Conçus de manière exclusivement technique il y a plusieurs décennies, ces configurations infrastructurelles sont rarement pensées pour exister comme figures du paysage, et encore moins pour entretenir des relations urbaines avec ce qui les entoure. Or ces territoires servants sont rattrapés par l’urbanisation et doivent redéfinir leur position dans un contexte dont ils restent les protagonistes dominants, mais pour combien de temps ? Monuments malgré eux, balises mémorielles… Stations d’épuration, plateformes et ports logistiques, usines électriques, gares de triage, parcs de stationnement de masse des bus grandes lignes…, ces situations hors d’échelle ont leur propre mode d’existence paradoxale, souvent plus actives la nuit que le jour. Leurs employés sont souvent peu nombreux et en tout cas peu visibles, seul le ballet de la logistique vient matérialiser l’intensité de la production en cours.

Hors Dép. : Villes et mutations - Changin Cities

Le studio Villes en Mutation / Changing Cities a pour objet d'explorer les conséquences des politiques urbaines des mégapoles sur les populations locales et le paysage des villes. L’étudiant sera amené à construire une méthodologie de projet transdisciplinaire, interculturel et inter-échelles à partir d’un atelier « in situ » en liaison avec les acteurs locaux .Le studio pose surtout la question de comment les architectes peuvent agir face à l'urbanisation massive de nos continents ? L’objectif est également d'apporter un appui linguistique (en anglais) et culturel pour faciliter les échanges internationaux.

Studio de projet Hors Dép. : Atelier expérimental - Mouvement/Histoire/Architecture

Nous sommes deux enseignantes travaillant aux limites de l’architecture : une chorégraphe dont l’œuvre site specific est fortement située en milieu architectural et paysager, et une historienne/architecte engagée dans la recherche tout autant que dans le projet. Nous vous invitons à travailler la fabrication d’un projet, selon des approches inhabituelles liées au corps en mouvement et à l’histoire des sites.

La structure classique de l'atelier de projet sera revisitée selon une méthodologie alternative et expérimentale liée à nos profils. On peut en dégager trois axes principaux :

- Une pratique du projet ancrée dans l'observation et l'analyse d’un environnement matériel, naturel, social et culturel précis.
Des voies inédites de conception de l’espace architectural et urbain seront à élaborer ensemble au fil des séances, en s’appuyant sur le corps comme outil de mesure et d’appréhension des espaces construits.

- Une attention toute particulière portée au contexte du projet, liée aussi à nos objets de recherche : la danse située et l'investigation documentaire.
Avec vous, nous mettrons en œuvre un usage vivant de la recherche documentaire (programme, histoire du chantier, témoignages...), en vue d’une utilisation pragmatique et actuelle des données historiques et sociales des sites. Cela implique une compréhension de l'architecture et l'espace urbain en tant qu’œuvres esthétiques et techniques, mais également en tant que constructions sociales, politiques et culturelles.

- Un goût partagé pour les démarches politiques des avant-gardes architecturales et artistiques du début du XXe siècle qui nous engage à introduire dans la conception architecturale et urbaine des questions politiques, sociales et d'actualité (le mariage homosexuel et autres évolutions de la famille, les migrations, la surabondance des déchets, la durabilité, l'écologie...).

Studio de projet Hors Dép. : Recomposer le centre de Paris, ou : l'histoire sans fin

L’architecture moderne s’est définie à partir d’une rupture avec l’histoire.
L’architecture contemporaine assume, parfois à regret, cette impossibilité de continuer les styles historiques.
Il semble alors qu’il y ait deux chapitres distincts dans l’histoire de l’architecture : celui qui façonne ou mêle les styles historiques et, dès le début du 20ème siècle, celui qui les ignore et prend acte, plus ou moins douloureusement, de l’impossibilité de les prolonger.
Cette distinction se lit parfaitement dans la ville centre, qui est façonnée quasi exclusivement par ces styles historiques, au point qu’on la nomme « ville historique ». L’Histoire, la sédimentation historique, est au centre. L’architecture moderne ou contemporaine y est considérée comme une fatalité, une intrusion, comme à regret. Il semble qu’elle joue un rôle historique secondaire. Elle est tolérée si elle apporte un éclat localisé, singulier, un bref aperçu du contemporain, ou si elle « s’intègre ».
S’intégrer dans quoi ?
Dans un ensemble urbain.
La ville historique est considérée comme un ensemble cohérent, malgré la diversité des styles historiques qui la compose. Cette perception correspond à un souci de fermeture : la ville historique est considérée quasi close, quasi achevée.
C’est le cas du centre de Paris. Il formerait un Tout
Parallèlement, le « cœur » de la capitale fait l’objet d’un fort investissement symbolique et économique : son centre historique accueille, à grands frais, les plus prestigieux équipements culturels, les monuments les plus significatifs, les institutions les plus prestigieuses. Aujourd’hui, vidé de ses habitants, il est livré au tourisme, à son industrie.
L’alliance entre le patrimoine, la culture et le tourisme conduit à chasser les habitants des centres-villes.

Cette ségrégation est-elle une fatalité ? La ville centre est-elle achevée ? L’architecture post rupture historique - moderne ou contemporaine - peut-elle se rattacher à la grande fabrique de l’Histoire ? Peut-elle, au-delà d’opérations ponctuelles, participer aux grandes compositions urbaines qui caractérisent les centres-villes ? Peut-elle enrichir ces compositions, y ajouter, une couche historique ? Peut-elle repeupler, revitaliser, les centres historiques ?

Nous nous poserons ces questions en considérant Paris et notre terrain d’investigation sera l’ensemble monumental le plus spectaculaire et le mieux constitué de la capitale : l’ensemble Seine.
L’ensemble Seine, tel que nous l’entendons ici, c’est le fleuve, ses usages, ses fonctions, ainsi que le traitement de ses berges ; c’est aussi les bâtiments, les aménagements et les infrastructures qui s’y rattachent.

16 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

P8 : Studios de projet

Cours : Didactiques

L’objectif principal du cours est de fournir, en rapport avec l’élaboration du projet, des outils de méthode issus des présentations personnalisées des enseignants de projet exploités/ exploitables par les étudiants du master dans leur projet respectif.
Le cours DidactiqueS est né d’un constat : la difficulté de la part des étudiants à formuler clairement la part et la nature des méthodes qui sont les leurs dans l’élaboration de leur projet de semestre. Ainsi ce cours est étroitement lié avec l’enseignement du projet PM, quel que soit le département dans lequel il prend place. Au contraire, ce cours permettra aussi de comprendre les interactions possibles entre départements, ainsi que le fait que les méthodes ne sont pas uniques, qu’elles ne sont la propriété de personne même si elles relèvent parfois de convictions très personnelles. C’est pourquoi, lors de chaque séance, des enseignants appartenant à des départements différents viendront présenter quelques-unes de leurs positions qui serviront ensuite, dans la seconde partie de la séance, de base à une discussion.

Studio de projet AAP : « Welcome to Caveland » (Théatre Nanterre Amandiers)

Dans le cadre d’un partenariat étroit avec le Théâtre Nanterre Amandiers, ce projet consiste à concevoir et réaliser un décor en collaboration avec le metteur en scène Philippe Quesne. Le travail sera mené sur un plateau du théâtre spécifiquement mis à disposition, dans des conditions concrètes de production.

Studio de projet DK / Courber l’espace. Expérimentations géométriques et constructives

Studio de projet PASS : Hybrides sur habitation

Ce studio de projet vous propose d’inscrire la conception d’un bâtiment « complexe » ou « hybride », habité de programmes mixtes, dans une logique intégrée de développement durable architectural et urbain. Cet enseignement interroge tout particulièrement la forme architecturale de la grande échelle dans ses rapports à un contexte urbain dense. Les sites proposés seront investis et élargis au contexte urbain de proximité par la réflexion sur le projet.
Attendus et objectifs pédagogiques de l’enseignement de projet :
- Maitrise de l’organisation des programmes, et proposition de mises en forme raisonnées par manipulations de l’espace.
- Interrogations prospectives sur le lien entre une architecture et son contexte, traitant les rapports de l’échelle architecturale et de l’échelle urbaine, territoriale et paysagère.
- Enonciation d’intentions et capacité à la problématisation du projet dans une succession de moments de de conception (individuelle ou partagée).

Studio de projet PASS : L'édifice public dans la ville contemporaine

Ce projet porte sur la conception d'un édifice public dans un tissu constitué de la ville contemporaine. Depuis plusieurs années, ce projet est mené en parallèle avec l’Institut Universitaire d’Architecture de Venise, sous la direction du Professeur Patrizia Montini Zimolo, et avec l'Université Leibniz de Hanovre sous la direction du Professeur Hilde Leon. La confrontation des projets sur un même lieu et la participation des enseignants des trois écoles aux jurys, est l’occasion de confronter approches et méthodes.
Le thème précis et le site de projet proposé pour cette année seront définis au cours du premier semestre.
Objectifs
L’objectif général du studio est l’expérimentation projectuelle d’un édifice public dans un quartier constitué de la ville contemporaine, un lieu choisi pour son caractère spécifique qui interprète au mieux le rapport étroit dans la ville entre le système monumental et le tissu urbain, et qui se prête plus que d’autres à stimuler et accueillir les transformations possibles de la ville historique
Il s'agit de permettre aux étudiants de s’approprier et d’expérimenter la gamme d’instruments nécessaires au projet en présence et en étroit rapport avec des édifices existants, dans la continuité de la construction des lieux urbains, et de contrôler les diverses échelles d’intervention, du projet d’un lieu jusqu’à la configuration de l’objet architectural, à l’intérieur d’une réflexion plus générale sur le rapport entre la forme architecturale, la spécificité d’un lieu et un contexte culturel déterminé.

Studio de projet THP : Entrecroisement/Fiction, Entre le trop et le pas assez

« Entrecroisements/Fictions » : le titre dévoile l’esprit du travail proposé. Par le recours à toute sorte de générateurs d’hypothèses et de méthodes, l’enseignement vise à questionner le processus du projet architectural et de ses enjeux, depuis l’intention conceptuelle jusqu’aux prises de décisions formelles. Comment, au cours d’un travail dans le projet, porter des choix conscients et cohérents, à la fois critiques (tout naît d’une position engagée) et formels (tout finit dans une forme spatiale). En résumé, les objectifs de l’enseignement sont de :
- expérimenter les instruments conceptuels dans la méthodologie du projet
- construire une démarche de projet critique et consciente dans les contextes de projet contemporains
- ouvrir le champ de la réflexion à travers le recours à d’autres disciplines (littérature, cinéma, sciences,...) comme positionnement « cultivé » face à la réflexion sur notre environnement

Studio de projet Transitions : Chandigarh 2035

Il s'agit par le projet de mener une réflexion spéculative et méthodologique sur le devenir de la ville indienne de Chandigarh en envisageant les nouveaux défis énergétiques auxquels est confronté la capitale du Punjab. A l’heure des crises écologiques et climatiques, sans faire abstraction des questions socio-économiques, comment penser la transformation spatiale d’un des paradigmes de la modernité urbaine et architecturale alors que la ville est confrontée à une forte croissance démographique ?
Dans un pays encore marqué par une certaine rareté des ressources, des infrastructures et des services, l’enseignement interroge le projet initial de Le Corbusier et sa vision moderne de la ville future guidée par l’idée de progrès. Il questionne les capacités du planificateur et son plan à avoir anticipé ou non, le développement de cette ville et veut rendre compte de la façon dont les Indiens l’ont métamorphosé.
Le projet cherchera à explorer la nature hybride de cette ville moderne.

Studio de projet Transitions : Enveloppes passives adaptives

Ce studio de projet propose de travailler sur la notion de résilience énergétique en replaçant l'architecture en rapport avec sa capacité à produire et à stocker de l’énergie. Aujourd’hui, 1.3 milliard de personnes dans le monde vivent encore sans électricité, sans accès à la lumière, à la réfrigération, et à l’information. En France, le vaste processus de transition énergétique démarré depuis plusieurs années vise à limiter notre dépendance aux énergies fossiles. Économie d’énergie, smart grid, performance environnementale, troisième révolution industrielle, etc. sont des notions qui restent attachées à l'idée que l’électricité est l’élément indispensable à la modernité, au confort et à l’accès à l’information, mais cette démarche a surtout renforcé notre dépendance à la production d’électricité de type nucléaire.
Les architectes sont restés jusque-là relativement silencieux sur ce sujet, se contentant le plus souvent de recourir aux solutions toutes faites de la conception HQE ou de la réglementation thermique (RT). Ce studio est l'occasion d'étudier et d'expérimenter des alternatives possibles à cette situation purement normative, basée sur les économies d'énergies, en concevant des enveloppes passives adaptatives pour l'architecture, originales, innovantes et indépendantes des énergies fossiles, tout en répondant aux autres impératifs de la conception architecturale et urbaine

Studio de projet VAT : Athènes

Dès janvier 2016, ce nouveau studio abordera chaque année pendant quatre ans une métropole différente située dans un pays des balkans (Athènes-Amydaleza cette année, Belgrade l’année prochaine).

En 2016, le studio portera sur une commune dans le nord de la métropole d’Athènes (Amydaleza), qui est un point stratégique des flux migratoires et de marchandises aux échelles des Balkans, de l’Europe et même de l’Orient. Travaillant sur place pendant une semaine et le reste du semestre à distance, parfois en groupe mais souvent individuellement, on cherchera à clarifier les raisons de faire projet dans le contexte en question, et de définir les moyens d’agir en adéquation avec celles-ci.

Il s’agira chercher à comprendre pour faire projet mais aussi de faire projet pour comprendre.
On cherchera à se donner les moyens de saisir aussi directement que possible du réel pour le mettre en projet. On questionnera le degré auquel le contexte de travail nous confronte à des dynamiques sociales et économiques qui affectent les territoires de l’Europe toute entière.

Chaque année, une partie du travail sera fait en collaboration avec un ou des studios de d’un regroupement Erasmus + comprenant 6 écoles d’architecture européennes dans le but de stimuler du débat sur des problématiques concernant les territoires d’Europe, et de confronter différentes cultures spécifiques de projet.

Studio de projet VAT : Chine. Ville Ressources

Apprendre de la Chine, sous le titre générique « le paysage mondial des villes », le département « Ville Architecture Territoire » s'attache à comprendre les environnements urbains des grandes métropoles en transformation. Ouverture des étudiants aux contextes et stratégies urbaines lointaines ; échange entre écoles d’architecture françaises et chinoises ; préparation de stages et de mises en situation professionnelle en Chine. L'enseignement vise à développer les capacités de l'étudiant à développer un projet complexe en portant l'attention sur les points suivants : l'étude comparée des densités et modèles architecturaux à l'œuvre dans des environnements en mutation, les effets conjugués de la globalisation, enjeux énergétiques et périls climatiques, la recherche d'identité des villes et les jeux d’acteurs, l’observation des usages et comportements et l’invention programmatique, les outils de conception et de modélisation qui permettent de donner des représentations de situations urbaines changeantes.

Dans l'environnement numérisé et globalisé qui est le nôtre, les aspects incertains et changeants des politiques urbaines, des investissements financiers et des programmations, l’apparition d’une conscience planétaire de la gestion des ressources naturelles et de la modification des équilibres climatiques, amènent l’architecte à redéfinir les modes d'exercice de la discipline.

16 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

P7-9 : Studios de projet

Les studios de projet présentés dans ces UE sont communs aux étudiants de Master A et Master 2. Cependant, le cours "Didactiques" est comptabilisé uniquement pour les Master 1. Les Master 2 sont invités a y assister en auditeurs libres.

Cours : Didactiques (Master 1 seulement)

L’objectif principal du cours est de fournir, en rapport avec l’élaboration du projet, des outils de méthode issus des présentations personnalisées des enseignants de projet exploités/ exploitables par les étudiants du master dans leur projet respectif.
Le cours DidactiqueS est né d’un constat : la difficulté de la part des étudiants à formuler clairement la part et la nature des méthodes qui sont les leurs dans l’élaboration de leur projet de semestre. Ainsi ce cours est étroitement lié avec l’enseignement du projet PM, quel que soit le département dans lequel il prend place. Au contraire, ce cours permettra aussi de comprendre les interactions possibles entre départements, ainsi que le fait que les méthodes ne sont pas uniques, qu’elles ne sont la propriété de personne même si elles relèvent parfois de convictions très personnelles. C’est pourquoi, lors de chaque séance, des enseignants appartenant à des départements différents viendront présenter quelques-unes de leurs positions qui serviront ensuite, dans la seconde partie de la séance, de base à une discussion.

Studio de projet AAP : Construire l'action

Dans les marges, franges, et autres replis de nos métropoles contemporaines, à quelques encablures des salles de studio et ateliers où nous travaillons, se multiplient des habitats non repérés comme tels : bidonvilles, camps, abris, refuges, demeurent la plupart du temps dans le hors-champ du projet urbain pour ne faire l'objet que de traitements d'urgence, sanitaires ou policiers. Ce studio de projet propose d'interroger à nouveaux frais la place de l'architecte face à de telles situations de crise qui, perçues comme extraordinaires, s'avèrent très certainement inscrites dans les processus de "bidonvillisation du monde" selon Mike Davis, ou encore de "l'encampement du monde" selon Michel Agier.

En premier lieu, il s'agit de travailler à une méthodologie de l'attention : en se portant au devant de situations de crises se manifestant dans les alentours de l'école, en travaillant à la mise en place de divers protocoles de description de ce qui a lieu, en mesurant combien les outils en devenir de l'architecte permettent de construire de nouveaux savoirs sur le sujet. En second lieu, il s'agit de travailler à une méthodologie du projet à partir de l'épreuve de ces situations : en accordant une place nouvelle dans le dessin à celles et ceux connaissant ce quotidien hors norme, en pensant le projet comme la matrice de nouvelles relations entre les multiples acteurs concernés par la situation, en donnant à l'expérimentation place décisive dans la définition du projet.

Studio de projet AAP : Lieux scéniques

Le projet "Lieux scéniques" consiste à faire travailler les étudiants sur des programmes de théâtre, dans une logique d’échanges avec des équipes d'institutions théâtrales, tenant le rôle de maître d'ouvrage.

Cet enseignement se donne ainsi pour objectif de participer à la réflexion contemporaine sur l’architecture des lieux scéniques, tant dans ses dimensions urbaines (relations à la ville, communication), publiques (nouveaux programmes associés, accès, rythmes, économie, signalétique), techniques (accessibilité, acoustique, confort, visibilité, fonctionnement) que dans ses dimensions plus plastiques, architecturales ou identitaires (scénographie des lieux, ambiances, matérialité).

Le second élément fondamental de cet enseignement est la volonté de sortir les étudiants de l’abstraction des études architecturales pour les confronter avec des demandes, questions et objectifs formulés par d’autres que leurs enseignants. Cette dimension de la pédagogie contraint à privilégier non seulement des lieux concrets et accessibles, mais également à construire des partenariats institutionnels entre l’ENSAPM et ces lieux potentiels de projets.

Studio de projet AAP : Maisons des jeunes et de la culture - La place des jeunes dans la ville

Porter un regard neuf sur les lieux de loisirs et de culture contemporains et sur leur histoire, pour projeter et inventer ceux de demain. S'intéresser aux initiatives actuelles concernant la place des jeunes dans la ville.
Les méthodes de travail participatif de Nicole Concordet et de ses camarades de l'atelier Construire sont un apport précieux pour cet enseignement.
Le travail de projet explorera tout particulièrement la question de la place des jeunes dans la ville, et donnera lieu principalement au développement des thèmes suivants :
-accueil (de tous publics, artistes, acteurs de la vie culturelle)
-liens avec le contexte
-évolution des espaces et de leur organisation

Cet enseignement fait l’objet d’un partenariat entre l'ENSAPM et la Fédération des MJC en Ile de France , permettant chaque année un accueil dans un territoire différent du « Grand Paris » (exemples : Ermont, Evry, Meudon-la-forêt, Meaux, Chevilly-Larue., Rambouillet, Pontault-Combault...) dans un site réel avec des habitants, des animateurs, des bénévoles, des personnalités politiques et des responsables de structures culturelles et sociales locales.
Dans le contexte « après-Charlie » ces lieux, dont certains sont en difficulté actuellement, semblent mériter une attention particulière en raison du travail précieux mené par les équipes oeuvrant au plus près des habitants de ces territoires.

Le thème « architecture et éducation populaire » sera exploré cet enseignement : Le colloque « Des lieux pour l'éducation populaire » qui s'est déroulé le 3 décembre 2014 à l'ENSAPM, le 4 décembre aux Archives nationales (site de Pierrefitte sur Seine), constituera une référence consultable à partir des enregistrements vidéo réalisés parBruno Weiss au labo photo/vidéo de l'ENSAPM (actes en cours de transcription). Ce colloque, à l'initiative de Laurent Besse et Catherine Clarisse, soutenu par le département AAP, a est organisé en partenariat avec le PAJEP, l'ENSAPM, la ville de Créteil et le CAUE 94

Studio de projet AAP : Réalité territoriale non standart. Du littoral usurpé aux quartiers hostiles à Pineta Mare (Italie)

Il est proposé de se confronter ici à une situation construite extrême, qui met en relief les mécanismes du contournement de la légalité, de l’économie libérale, de l’équilibre écologique dans la fabrication d’un territoire contemporain au nord de Naples. Les étudiants prendront position, en tant qu’architectes, sur cet héritage actuel au travers de propositions architecturales et urbaines.
Une reconquête semble possible, à laquelle le groupe de travail du studio peut contribuer, en dressant une lecture critique du territoire et en formulant des propositions concrètes. Cette thématique sera traitée comme un vrai processus dynamique partant de l’hypothèse que ces situations « limites » peuvent être une source de réflexion sur la réappropriation de la ville par la ville et sur leur potentiel de mutation urbaine. Les étudiants exploreront par ce projet des stratégies et des scenarii de régénération permettant d’imaginer une « deuxième vie » et de nouveaux contours pour l’agglomération napolitaine. Les investigations se focaliseront autour de plusieurs axes de travail : les constructions illicites, le détournement de l’espace public, la camorra comme réponse sociale. Les étudiants seront amenés ainsi à participer de façon critique et concrète sur un contexte en pleine mutation.

Studio de projet DK : Conception architecturale, fabrication et cycle de vie : nouveaux processus robotisés

L’objectif du studio est de conduire, en groupe ou individuellement, un travail de recherche autour des possibilités offertes par la robotique et plus généralement par l’automation dans la conception et la construction.

Dans la lignée des spéculations des architectes d’avant-garde du XXe siècle l’automatisation a récemment connu un fort regain d’intérêt grâce à une accélération générale de l’innovation technologique – avec des conséquences sociales et économiques qu’il s’agira d’ailleurs d’évaluer sans naïveté – mais aussi grâce aux extraordinaires potentialités offertes par ces innovations dans les domaines spécifiques qui nous intéressent : l’architecture et sa construction.

Le studio encouragera une découverte puis une analyse lucide des technologies robotiques sous ses divers aspects. La recherche formelle sera le support de cette analyse, recherche qui pourra se matérialiser dans différents types de production qui auront comme point commun une dimension constructive clairement assumée. La production d’objets physiques, de composants ou produits, sera privilégiée.

Ainsi le studio de projet de Master DK 2015-2016 apporte aux étudiants des savoirs concrets liés à la computation, la conception et la fabrication assistées par ordinateur. Son but est aussi d’aider à comprendre les conditions objectives de production généralisées dans l'industrie ainsi que leurs relations avec l’architecture, afin de redonner à celle-ci une dimension opérative.

L’industrie de la construction a en effet une évolution relativement lente comparée à d’autres secteurs déjà fortement transformés par les outils numériques et robotiques. Aujourd’hui, la voie est ouverte vers une reconfiguration des métiers. Entre concepteurs et constructeurs, les architectes et ingénieurs doivent repenser leur rôle dans la fabrication des composants de notre environnement bâti.
L’objectif est de faire émerger une réelle démarche collaborative de recherche et développement en architecture autour des opportunités offertes par les nouvelles technologies.

Studio de projet PASS : Sur les traces de Villard 17ème éditions

Pourquoi VILLARD : Villard de Honnecourt architecte français de la seconde moitié du XIIIe siècle est l’inventeur d’une pédagogie de l’architecture basée sur l’expérience et l’observation directe. Son carnet de voyage à travers les villes et les cultures de son époque est un recueil de modèles et un livre d’étude destiné aux jeunes architectes.
Villard est aussi le nom choisi par une association de Universités italiennes qui existe depuis 1999 et qui a créé depuis 2003 un doctorat de recherche en architecture internationale. L’association reprend la pédagogie du projet autour du voyage de Villard de Honnecourt. L’ENSA Paris-Malaquais a signé une convention (Accord bilatéral de coopération culturelle et pédagogique) avec l’association Villard en 2008 avec l’objectif de développer des échanges d’information sur les programmes d’enseignement de théorie et pratique du projet architectural et urbain.

Objectifs :
-Tester et développer la capacité à projeter dans des complexités et cadres (culturels, politiques, économiques, opérationnels) différents et construire son idée, sa méthode et son projet à partir du dialogue avec divers intervenants.
- Confronter, à travers le workshop final et les autres rencontres, ses positions projectuelles à d’autres solutions, à d’autres prises de positions. Permettre de convaincre, à travers multiplicité des approches et projets de qualité, que la modification des territoires, y compris dans des cadres historiques, est un acte possible, raisonné et nécessaire.
- Faire du voyage un apprentissage parce qu’il permet à la fois de prendre connaissance (de lieux, de méthodes, de disciplines différents) et de construire une propre démarche articulée, ouverte sur des questionnements concrets.

Studio de projet THP : Fiction. Ville et utopie

Ce studio de Master propose de mener une recherche sur les utopies urbaines, par le biais du projet. L'objectif de la recherche est de ranimer l'élan utopique qui a émaillé l’histoire de la ville et de l’architecture. Il répond à l'enjeu pour les étudiants de se forger un regard critique sur le contexte socio-politique qui anime la production de la ville actuelle, en restaurant la dimension idéologique des projets urbains, dans un monde qui a temporairement abandonné ses idéaux et peine à se projeter dans le futur. Le programme prend chaque année pour thème une figure archétypique de la ville, que l'on retrouve aussi bien dans ses représentations historiques que contemporaines. Depuis sa création, le studio a investigué la figure de l'île renvoyant au cas des 'gated communities', celle du labyrinthe renvoyant au cas des grands centres commerciaux, mais également celles du véhicule et de la foule. Ces figures renvoient à des mythologies présentes dans l'imaginaire des villes comme des communautés virtuelles. Le choix de ces thèmes procède d’une stratégie de retrait, du site comme du temps, qui vise à procurer aux étudiants le recul nécessaire pour saisir les grands courants idéologiques qui façonnent les paysages urbains.

Studio de projet THP : From A to B via C / architectures sensibles de l’invisibilité

Problématique générative inductrice du positionnement pédagogique
Permettre à l’architecture d’échapper à sa condition ?
Admettons que l’on puisse en première approximation, introduction et résumé, dire qu’un des principaux objectifs de cet enseignement est de rechercher des manières expérimentales de permettre à l’architecture d’échapper à sa condition, c’est à dire de parvenir à nous mettre en situation de dépasser les caractères suivant, qui - selon les approches les plus courantes, les plus admises et les plus pratiquées, et sous une forme parfaitement solidaire et complémentaire – surdéterminent l’architecture de manière absolument fondamentale dans sa conception et donc dans sa réception en en réduisant considérablement le potentiel, l’intérêt et la portée :
- une auto-référentialité exclusive,
- le privilège exorbitant attribué à la physicalité,
- un rapport univoque au présent et au continuum supposé du réel,
- et l’hégémonie du rapport au visible.
Il s’agira donc d’élaborer et d’opposer des procédures antithétiques vis-à vis des pratiques et positionnements courants qui :
a- instituent l’architecture en parfait camp retranché vis à vis des autres domaines de la culture (parce que constitutivement l’architecture associe fonction d’utilité, élaboration sous contraintes et impossibilité de figurer ou de citer directement les choses du monde),
b- la coupent des pratiques théoriques élaborées (d’une part parce que c’est une discipline globalement conduite à être anti intellectuelle, et d’autre part que parce que la proximité et la duplicité des rapports qu’elle entretient de manière générale avec notre existence et avec le réel constituent un terreau de résistance spécifique, extrêmement prégnant et problématique pour le champ théorique),
c- et l’inscrivent presque exclusivement dans la physicalité (en particulier parce que nous la cantonnons à n’être appréhendée que dans le registre du visible).

Studio de projet Transitions : Développement durable. Ressources et Métabolisme Urbain

En ces semestres croisés 7 et 9, l’objectif pédagogique est d’explorer des thématiques écologiques et environnementales. Cet enseignement permettra à la fois de consolider des notions autour des ambiances (éclairage naturel, confort thermique, ventilation naturel,…) et de l’énergie grise (stratégie de conception, matériaux et modes constructifs, …) mais également d’aborder des questions plus complexes telles que le métabolisme urbain et la ville systémique, avec des thématiques exploratoires telles que l’agriculture urbaine, symbiocité de Pascal Gontier ou de slow build de Wang Shu.
Il s’agit pour l’étudiant d’interroger des concepts contemporains du développement durable tels écologie industrielle, métabolisme urbain, économie circulaire, biomimétisme, …et d’en proposer des applications concrètes au sein du processus de projet.
L’objectif étant d’acquérir une aisance quant aux principes fondamentaux bioclimatiques et d’expérimenter par des formes construites, les questions de durabilité comme un large champ d’expérimentation et d’innovation, pour tendre vers les architectures de demain.

Studio de projet Transitions : Franchir les infrastructures, un pont programmé

Le projet d’un « pont programmé » propose d’acquérir des compétences de conception de projet de grande échelle et de se familiariser avec les notions élémentaires de structure, afin de permettre aux étudiants de projeter des programmes intégrant de grandes portées. Ces grands équipements (stades, grandes salles, lieux de cultes, gares, ouvrages d’art, etc.) participent à la constitution de l’identité des métropoles. Leur conception requiert des savoir-faire techniques et architecturaux toujours plus audacieux, qui matérialisent leurs dimensions symboliques de rassemblement, de lien ou de passage. Même si architecture et ingénierie relèvent de domaines de compétence différents, qui ont leur autonomie propre, la plupart des grands projets récents est le fruit d’une véritable articulation intellectuelle et conceptuelle entre ces deux champs.
Ce studio propose de développer une culture théorique et pratique des grands projets. Le thème du franchissement des infrastructures urbaines, comme les autoroutes, les voies ferrées, sera abordé à la fois en terme de morphologie structurelle, mais aussi en terme de forme urbaine. Le désenclavement de quartiers séparés par une infrastructure serait envisageable par la création d’un passage urbain qui intègre un certain de nombre de nouvelles fonctions. Ce « pont programmé » définira l’imbrication d’un équipement public, d’espaces de vie, d’un espace public, soutenus par un ouvrage d’art de grande portée.
En l’inscrivant dans le contexte historique de l’évolution des connaissances et des techniques, ce studio portera également un regard critique sur les différentes approches du projet architectural et urbain, et questionnera notamment la fonction et le sens de la structure. La multiplicité d'échelles, d'usages, de principes constructifs, de matériaux confère aux grands équipements une dimension collective, comme lien urbain et social, que les étudiants intégreront pour concevoir la ville de demain.

Studio de projet Transitions : Retour vers le futur d'architectures sans qualité

Ce studio de Master mène une réflexion prospective sur une question récurrente du renouveau urbain: la requalification des architectures sans qualité, datées ou obsolètes, communément qualifiées de «moches». Les modalités de leur métamorphose est une question essentielle, si l'on considère que nos villes sont constituées en grande partie de ce bâti ordinaire, patrimoine déconsidéré, s'agrégeant souvent en masse urbaine sans aucune composition.
En évitant le présupposé de déconstruction préalable, qui condamne d'office des bâtiments à la démolition et sans tomber dans l'excès inverse de la vitrification patrimoniale, il s'agit de faire un travail d'exploration conceptuelle par une démarche d'observation systématique, d'analyse permanente et d'identification des enjeux, pour aboutir à une stratégie de projet raisonnée. Au cours du semestre, les étudiants vont construire leur méthode de travail en vérifiant progressivement leurs hypothèses de projet à différentes échelles, selon des points de vue précis.

Studio de projet VAT : 'No ideas but in things'

Le site - Le site de nos projets est la vallée de la Seine comprise entre, en amont, les versants de la vallée qui creuse le plateau de La Beauce et de la Brie et, en aval, le Vexin français.

Une figure spatiale - Lorsque Le Nôtre, à Saint Germain en Laye, dessina et construisit la terrasse en balcon sur la vallée de la Seine, il initia un nouveau rapport au paysage dans lequel l’artefact, la construction, structurait le point de vue pour permettre une lecture claire du paysage dynamique. Paysage qu’il embrassa d’un seul regard ; conquête du regard, conquête du naturel, conquête politique ; en retour, le naturel soutint la force des architectures.

Analyse - Dans la longue histoire du développement métropolitain de cette vallée, d'autres constructions ont aussi puisé leurs forces dans la morphogenèse des paysages pour établir une relation de seuil, d’articulation, d’équilibre où la géographie soutient l’architecture. Mais le plus souvent, les architectures ne dialoguent pas, ne cherchent pas à établir un quelconque rapport avec le socle naturel, dynamique dans lesquelles elles s’inscrivent.

Urgence - Nous le savons, il est aujourd’hui urgent de construire une nouvelle relation avec notre environnement. Cette nouvelle relation caractérisera les formes de paysage qui s’établiront dans cette vallée déjà construite.

Studio de projet VAT : Territoires résilients ou Projets posturbains

L’objectif de ce studio est de contribuer à cette résilience en renouvelant à différentes échelles les modes de conceptions et les stratégies d’aménagement. C’est l'occasion d’imaginer des superpositions et des juxtapositions de programmes qui déterminent des formes urbaines et architecturales nouvelles et exigeantes, tant du point de vue de leur implantation, de leur économie, que de leurs ambitions environnementales. Cette résilience est une opportunité pour créer de nouveaux paysages habités, ouverts sur le fleuve, et invite à repenser le système urbain et ses perturbations. Elle est ici considérée comme le moteur d’un après-projet urbain.

Studio de projet VAT : Réseaux / flux : reconfigurer les invisibles du territoire - Stratégies d’interactions hard vs. soft dans le corridor Seine Aval, de Conflans à Mantes.

L’enjeu de ce studio est le renouvellement de notre relation aux « invisibles de la ville moderne » que sont les territoires de réseaux et de flux (ici en 3e couronne) : emprises techniques, faisceaux de transport, zones industrielles... Effet collatéral de la croissance métropolitaine et de l’aménagement du territoire par zoning, de très grandes séquences de paysage hors la ville sont dédiées à des fonctionnements déterritorialisés, dont l’importance est vitale pour l’ensemble des territoires servis. Conçus de manière exclusivement technique il y a plusieurs décennies, ces configurations infrastructurelles sont rarement pensées pour exister comme figures du paysage, et encore moins pour entretenir des relations urbaines avec ce qui les entoure. Or ces territoires servants sont rattrapés par l’urbanisation et doivent redéfinir leur position dans un contexte dont ils restent les protagonistes dominants, mais pour combien de temps ? Monuments malgré eux, balises mémorielles… Stations d’épuration, plateformes et ports logistiques, usines électriques, gares de triage, parcs de stationnement de masse des bus grandes lignes…, ces situations hors d’échelle ont leur propre mode d’existence paradoxale, souvent plus actives la nuit que le jour. Leurs employés sont souvent peu nombreux et en tout cas peu visibles, seul le ballet de la logistique vient matérialiser l’intensité de la production en cours.

Hors Dép. : Villes et mutations - Changin Cities

Le studio Villes en Mutation / Changing Cities a pour objet d'explorer les conséquences des politiques urbaines des mégapoles sur les populations locales et le paysage des villes. L’étudiant sera amené à construire une méthodologie de projet transdisciplinaire, interculturel et inter-échelles à partir d’un atelier « in situ » en liaison avec les acteurs locaux .Le studio pose surtout la question de comment les architectes peuvent agir face à l'urbanisation massive de nos continents ? L’objectif est également d'apporter un appui linguistique (en anglais) et culturel pour faciliter les échanges internationaux.

Studio de projet Hors Dép. : Atelier expérimental - Mouvement/Histoire/Architecture

Nous sommes deux enseignantes travaillant aux limites de l’architecture : une chorégraphe dont l’œuvre site specific est fortement située en milieu architectural et paysager, et une historienne/architecte engagée dans la recherche tout autant que dans le projet. Nous vous invitons à travailler la fabrication d’un projet, selon des approches inhabituelles liées au corps en mouvement et à l’histoire des sites.

La structure classique de l'atelier de projet sera revisitée selon une méthodologie alternative et expérimentale liée à nos profils. On peut en dégager trois axes principaux :

- Une pratique du projet ancrée dans l'observation et l'analyse d’un environnement matériel, naturel, social et culturel précis.
Des voies inédites de conception de l’espace architectural et urbain seront à élaborer ensemble au fil des séances, en s’appuyant sur le corps comme outil de mesure et d’appréhension des espaces construits.

- Une attention toute particulière portée au contexte du projet, liée aussi à nos objets de recherche : la danse située et l'investigation documentaire.
Avec vous, nous mettrons en œuvre un usage vivant de la recherche documentaire (programme, histoire du chantier, témoignages...), en vue d’une utilisation pragmatique et actuelle des données historiques et sociales des sites. Cela implique une compréhension de l'architecture et l'espace urbain en tant qu’œuvres esthétiques et techniques, mais également en tant que constructions sociales, politiques et culturelles.

- Un goût partagé pour les démarches politiques des avant-gardes architecturales et artistiques du début du XXe siècle qui nous engage à introduire dans la conception architecturale et urbaine des questions politiques, sociales et d'actualité (le mariage homosexuel et autres évolutions de la famille, les migrations, la surabondance des déchets, la durabilité, l'écologie...).

Studio de projet Hors Dép. : Recomposer le centre de Paris, ou : l'histoire sans fin

L’architecture moderne s’est définie à partir d’une rupture avec l’histoire.
L’architecture contemporaine assume, parfois à regret, cette impossibilité de continuer les styles historiques.
Il semble alors qu’il y ait deux chapitres distincts dans l’histoire de l’architecture : celui qui façonne ou mêle les styles historiques et, dès le début du 20ème siècle, celui qui les ignore et prend acte, plus ou moins douloureusement, de l’impossibilité de les prolonger.
Cette distinction se lit parfaitement dans la ville centre, qui est façonnée quasi exclusivement par ces styles historiques, au point qu’on la nomme « ville historique ». L’Histoire, la sédimentation historique, est au centre. L’architecture moderne ou contemporaine y est considérée comme une fatalité, une intrusion, comme à regret. Il semble qu’elle joue un rôle historique secondaire. Elle est tolérée si elle apporte un éclat localisé, singulier, un bref aperçu du contemporain, ou si elle « s’intègre ».
S’intégrer dans quoi ?
Dans un ensemble urbain.
La ville historique est considérée comme un ensemble cohérent, malgré la diversité des styles historiques qui la compose. Cette perception correspond à un souci de fermeture : la ville historique est considérée quasi close, quasi achevée.
C’est le cas du centre de Paris. Il formerait un Tout
Parallèlement, le « cœur » de la capitale fait l’objet d’un fort investissement symbolique et économique : son centre historique accueille, à grands frais, les plus prestigieux équipements culturels, les monuments les plus significatifs, les institutions les plus prestigieuses. Aujourd’hui, vidé de ses habitants, il est livré au tourisme, à son industrie.
L’alliance entre le patrimoine, la culture et le tourisme conduit à chasser les habitants des centres-villes.

Cette ségrégation est-elle une fatalité ? La ville centre est-elle achevée ? L’architecture post rupture historique - moderne ou contemporaine - peut-elle se rattacher à la grande fabrique de l’Histoire ? Peut-elle, au-delà d’opérations ponctuelles, participer aux grandes compositions urbaines qui caractérisent les centres-villes ? Peut-elle enrichir ces compositions, y ajouter, une couche historique ? Peut-elle repeupler, revitaliser, les centres historiques ?

Nous nous poserons ces questions en considérant Paris et notre terrain d’investigation sera l’ensemble monumental le plus spectaculaire et le mieux constitué de la capitale : l’ensemble Seine.
L’ensemble Seine, tel que nous l’entendons ici, c’est le fleuve, ses usages, ses fonctions, ainsi que le traitement de ses berges ; c’est aussi les bâtiments, les aménagements et les infrastructures qui s’y rattachent.

16 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

PFE

AAP : Machines urbaines Démontage et remontage des formes du réel

Voir fiche de l'enseignement du premier semestre T9 du département correspondant.

DK : Digital Knowledge

Voir fiche de l'enseignement du premier semestre T9 du département correspondant.

PASS : Les paysages intérieurs de la métropole

PASS : Processus Architecturaux : Situations et Stratégies
L’objectif principal du Département est de former des architectes capables de s’adapter aux situations et aux thématiques les plus diverses par une approche méthodologique structurée, qui implique la maîtrise de l’interdépendance des échelles d’intervention : territoire-ville-architecture.
Ce processus pourrait être regroupé autour d’un titre : « l’utopie du réel », ou De l’utopie à la stratégie : les conditions contemporaines du projet.
Ce paradoxe associe la dimension expérimentale des sujets proposés et la confronte à des situations ou des réglementations réelles : densité, PLU, hauteur, programmes, données environnementales, outils, questions d’actualité, etc.
Manier l’utopie et le réel c’est aborder à la fois le réel et son double utopique, avers et revers d’une même pièce, le projet. À quoi sert l’utopie ? À cheminer en s’arrachant au présent, à déposer ne serait-ce qu’un instant le fardeau d’un réel trop prévisible pour sortir de l’implication (dans le réel). L’architecture a besoin de distance pour poser son regard sur le réel, et sans rapport au réel l’utopie ne serait qu’une fable consolatrice.

Les 3 axes thématiques principaux développés sont :
- grand territoire, densité, ville durable : (l’habitabilité des territoires : paysage, densité, ville durable)
- hybridation des programmes
- architecture, programmation, stratégie et communication

Sites :
NEW-YORK / Hudson River, 112° rue (Harlem)
PARIS/ Porte de Montreuil
SACLAY/ Université
VAIRES / Base de loisirs
EPINAY-SUR-SEINE / Structure industrielle

Les étudiants devront aborder le projet à partir d’un récit et de la trilogie : concept/percept/affect.
Cette trilogie met en parallèle, non seulement le verbe (concept) mais également sa représentation sensible par l’image (percept) et la réaction affective que cela provoque (affect). Plus largement, notre ambition consiste à faire comprendre les interrelations entre idées et pratiques, entre théories et métiers, environnement social et projet architectural, images et communication.

THP - Pratiques expérimentales du projet contemporain - L'intranquilité du projet

Dans l’esprit des enseignants de THP, le Projet de Fin d’Etudes (PFE) n’est pas la reproduction de la réalité, même si celle-ci fournit les contextes d’intervention et les raisons du débat qui devrait se trouver derrière tout projet de diplôme. Le PFE est un espace de questionnement de cette réalité, un lieu du borderline intellectuel pour faire en sorte que les futurs diplômés abordent la profession en acteurs critiques et « intranquilles » plus qu’en petites mains de la « world company ». Bien sûr, le PFE seul ne peut assurer ce positionnement : c’est en amont que se prépare cette attitude, mais c’est certainement là qu’elle s’affiche pleinement, montrant combien une école d’architecture se doit d’être un laboratoire ouvert sur le monde dans lequel on apprend autant à faire (l’apprentissage des fondements et techniques des métiers de l’architecture) qu’à défaire (« l’incitation à ne pas accepter les choses comme reçues, comme fatales », pour reprendre l’expression de l’écrivain argentin Julio Cortazar à propos de l’objectif qu’il fixait à ses propres textes), pour projeter l’aujourd’hui et le demain de notre environnement habité.

Transitions

Le PFE AMC², « Mutations Architecturales, Urbaines et Paysagére » se reconfigure : la thématique est maintenue et d'autres pôles viennent s'adjoindre pour constituer le nouveau PFE « Transitions ». Ce nouveau PFE s'organise à partir de plusieurs pôles de problématiques à la fois plus ciblés dans les orientations conceptuelles et plus renseignés dans les approfondissements préalables nécessaires au fondement du sujet de projet de fin d'études. Ces pôles ne constituent pas des sous-ensembles cloisonnés, bien au contraire: ils tirent leur force de l'efficacité pédagogique de leur développement, mais aussi de la combinatoire de leurs contenus., C'est aux étudiants de mobiliser, dans une dynamique d'acquisition progressive d'autonomie, d'engagement et de prise de responsabilité pré-professionnelle, les compétences avérées des enseignants. Les pôles thématiques proposés sont les suivants :

Culture constructive, avec Loïc Couton et Robert Leroy,
Approche écologique, avec Marc Benard et Pascal Gontier,
Performances structurelles, avec Sébastien Mémet et Mattéo Porrino,
Mutation architecturale,urbaine et paysagère, avec Christian Comiot et Julia Riché.

Objectifs des unités d'enseignement

Le P10 se donne cinq objectifs :

la transformation des données en vecteurs de stratégie de projet, par l'interprétation des problématiques à l’œuvre et la mesure des enjeux,
les hypothèses de travail, déterminant les conditions dans lesquelles le travail sera abordé.
L'expression du parti formel adopté en tant que réponse architecturale raisonnée.
La stratégie de présentation, déterminant les modes par lesquels le travail sera présenté et représenté.
Le déploiement d'une recherche créative à tous les niveaux de définition du projet.

VAT : Métropole en projet

Voir fiche de l'enseignement du premier semestre T9 du département correspondant.

1 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

R7 : Recherche, séminaires et développements

Séminaire AAP : Arts et faits politiques (dramaturgies des faits humains en situations)

Préambule :
Après 5 années de QUESTIONS ARTISTIQUES (épistémologie des pratiques artistiques actuelles), le séminaire de recherche du département AAP est devenu ARTS & FAITS POLITIQUES (dramaturgies des faits humains en situations).
Problématique :
Sans vouloir réduire tout fait humain à sa dimension artistique ou politique, sans vouloir tout comprendre comme dramaturgie, nous soutenons ces biais (art, politique, drame) pour éclairer les productions humaines spatialisées, qu'elles soient artistiques, architecturales ou politiques. C'est-à-dire que nous considérons avec les moyens critiques appropriés les faits humains dans leurs entreprises dramaturgiques.

Séminaire DK : La connaissance computationnelle, Histoire, théorie et critique de l'architecture numérique

Préambule : Le premier semestre (R7) et dernier semestre (R9) de préparation du Mémoire de Master du département Digital Knowledge sont dirigés par Ch.Girard, le second semestre le sera conjointement par Ch.Girard et M.Carpo. Les deux enseignants assurent le contenu scientifique de l'ensemble du cycle R7-R8-R9 et sollicitent des invités extérieurs pour animer, durant trois semestres, une réflexion collective autour de deux grands thèmes entrecroisés : la théorie de l'architecture dite "numérique" et l'histoire des technologies en lien avec l'architecture.
Objectifs : Sous l'intitulé "La Connaissance Computationnelle, Histoire, théorie et critique de l'architecture numérique" le Séminaire prépare les étudiants à une pratique critique de l'architecture se saississant des dernières avancées permises par la computation. Il s'agit de :
-problématiser les mutations contemporaines de l'architecture sous l'influence du nouveau paradigme, désormais universel, de la computation,
-transmettre et produire la culture critique et théorique qui doit accompagner tout architecte engagé dans le mouvement de reconfiguration de sa discipline autour et par la révolution informatique,
-réfléchir collectivement aux enjeux liés au continuum conception-fabrication, aux développements de procédures de projets retrouvant les dimensions matérielles, réactives, évolutives, hétérogènes, telles qu'observées dans la nature.
L'architecture du XXIème siècle concernée par le Séminaire est celle qui expérimente avec les technologies à l'œuvre dans l’industrie ou en développement dans les laboratoires de recherche. La dichotomie pensée théorique/pensée du projet est effacée dans les pratiques expérimentales étudiées dans le Séminaire. Le mémoire de Master sera si possible ensuite instrumenté dans le travail de PFE de fin de cursus. Si le Séminaire n’a pas comme première vocation de produire une pratique, la manière dont les thèmes seront abordés insistera cependant sur le caractère fondamental de l'articulation théorie-pratique.

Séminaire PASS : De l’utopie à la stratégie, les conditions contemporaines du projet

Dans la perspective d’une analyse des conditions contemporaines du projet, l’attention sera à nouveau portée cette année sur la question de l’auteur en architecture, et en particulier sur sa capacité à produire des « récits » architecturaux. Que ces « récits » soient platement stratégiques ou qu’ils se raccrochent d’une manière ou d’une autre à la grande histoire de l’Utopie, ils se confrontent quoi qu’ils en aient à leurs conditions contemporaines d’émission. Par là même, ils se trouvent confrontés aux autres récits et figures de notre temps (publicitaires, commerciaux, politiques…) créant ainsi à chaque fois les conditions particulières d’une rencontre, mais aussi de possibilités d’instrumentalisation ou des risques tout simplement de quiproquos. De La Samaritaine à la Philarmonie de Paris en passant par la Fondation Louis Vuitton ou les incursions variées du monde du luxe dans celui de l’architecture, les exemples contemporains sont légion. Les intérêts tour à tour convergent ou divergent entre auteurs et mécènes, producteurs et consommateurs des espaces et des récits qui les accompagnent ou les font naître. Plus largement, notre ambition consiste à vous aider à comprendre les interrelations entre idées et pratiques, entre théories et métiers, environnement social et projet architectural.

Séminaire THP : Généalogie du projet contemporain

L’enseignement « Généalogie du projet contemporain » s’adresse plus particulièrement aux étudiants désireux d’approfondir leurs connaissances sur l’histoire et la théorie de l’architecture, de la ville, du design et de la pensée du territoire touchant la période contemporaine proche (l’après-CIAM), d’acquérir les outils méthodologiques de recherche et de construire une posture critique.


Le séminaire de recherche s'attache à comprendre, à partir de points de vue et d’objets renouvelés chaque année, les conceptions contemporaines des notions de territoire, d’infrastructure, d’espace, de flux, de réseau, de technologie, associés aux réalisations architecturales, urbaines, territoriales ou paysagères. La généalogie du projet contemporain interroge l'architecture des années 1960 à nos jours, les théories de l'architecture et de la ville développées à l'échelle internationale durant cette période, l'attention portée au fonctionnement conceptuel des projets architecturaux et urbains sélectionnés et la relation aux champs artistiques, philosophiques et scientifiques contemporains.


Le séminaire offre aux étudiants une formation aux méthodes de la recherche historique, à l’élaboration de problématiques, et vise à développer leurs capacités d'écriture et de réflexion personnelles, finalisées par un mémoire au 2e semestre (R9). Le travail de recherche pourra alimenter la réflexion du PFE, mais le mémoire est conçu comme une investigation originale et personnelle, sans implication immédiate dans un acte de projet.
Un cours de méthodologie axé sur la réalisation du dossier est associé au séminaire et constitué d'une série de séances de deux heures dans un créneau horaire différent (Nathalie Chabiland). Ce cours s'articule autour de trois pôles axés sur la composition d'un corpus de recherche, la construction et l'exposition d'un raisonnement.

Séminaire Transitions : Conception éco orientée – approche expérimentale

L’activité prolifique du monde industriel en matière de recherche et développement (R&D) est visible dans le domaine de la construction au travers de la grande diversité des nouveaux produits manufacturés, de matériaux prêts à l'emploi, ou de composants préfabriqués arrivant régulièrement sur le marché. Ces innovations cherchent à répondre à des préoccupations diverses (augmentation des vitesses de constructions, facilitation de la mise en œuvre permettant de recourir à de la main d’œuvre non qualifiée, ou encore de diminution des coûts, etc.), mais pas toujours à celles de l’architecture. De plus, les recherches traditionnelles présentent certaines limites car de grands industriels du secteur de la construction admettent eux-mêmes que le monde du bâtiment n’a atteint, ni la qualité, ni la performance de coût que l’industrie a enregistrée ces 30 dernières années.
S’ajoutent à ces questions celle de la performance environnementale des constructions, pour lesquelles l’accent est actuellement principalement mis sur la performance thermique. Pourtant, considérant par exemple un bâtiment BBC, on constate que la structure contribue énergétiquement à la même hauteur que la dépense de fonctionnement. Les matériaux présentent également des impacts nombreux qui sont les émissions polluantes, l’épuisement des ressources, la consommation d’eau pour la manufacture, les déchets, etc. Intégrer le matériau et la structure dans la problématique générale de la conception éco orientée est donc nécessaire.
Ce séminaire a pour objectif d’initier les étudiants à la démarche d’innovation dans la conception éco orientée. Il pose comme hypothèse de travail de repositionner au centre de la démarche de recherche les différentes préoccupations de l’architecte, qu’elles soient architecturale, technique, économique, sociologique, etc. Il explore les pistes innovantes sur les thématiques du détournement, du recyclage, de l'amélioration des propriétés d'usage, les moyens d'assemblage, les méthodes de conception ou de mise en œuvre, etc.
L’ambition de ce séminaire est que les étudiants acquièrent, par cette initiation à la recherche expérimentale, une véritable culture de l’innovation, utile aussi bien dans un travail en agence, que pour la préparation d’un doctorat.

Séminaire VAT : Le paysage mondial des villes

A la longue liste géographique des villes, réparties par pays et par régions du monde, nous préférons d'autres listes : listes thématiques ou cheminements à l'intérieur du réseau formé par les centaines de contributions de cet atlas. Chaque page de l'atlas est une adresse ; chaque lien vers une autre page est une ligne virtuelle, une route mentale : l'atlas produit sa propre carte interne, faite de pages et de liens, unissant les villes les plus éloignées en apparence. Le but poursuivi consiste dans la production et le partage de connaissances nouvelles, selon un protocole de travail dont le principe est délibérément antihiérarchique : la ville, c’est-à-dire toutes les villes ; la ville, mais considérée dans toutes ses extensions et tous ses états.
Chaque étudiant choisit une ville et développe une hypothèse. Ce principe, « une ville, une hypothèse », permet d’éviter l’écueil de la monographie (Wikipédia fait mieux !) et garantit l’originalité de chaque approche. Le foisonnement thématique est la meilleure réponse à ce lieu commun qu’est devenue l’idée de « ville générique », sa meilleure actualisation en même temps que sa meilleure critique. Entre analyse urbaine classique et renouvellement théorique, le séminaire cherche sa voie en libérant l’initiative intellectuelle de chaque participant ; en multipliant les modes d’expression et de figuration de la condition urbaine ; en combinant visions à grande échelle et enquêtes de terrain.
Le site www.atlasdesvilles.net [identifiant : atlas / mot de passe : villes] invite à naviguer dans les mémoires réalisés de 2007 à 2015 : tous sont accessibles, visibles dans l'état où les étudiants les ont laissés. Un utilisateur enregistré a accès pour chaque page à une fonctionnalité « modifier cette page » : un éditeur de texte en ligne permet de procéder par corrections ou ajouts successifs, et un ensemble de balises assez simple permet la mise en page, le téléchargement d'images vers le serveur, leur insertion, ainsi que quelques autres fonctionnalités. La création de nouvelles pages est extrêmement simple ; l'édition est totalement libre, mais non anonyme.
Le déroulement du séminaire consiste dans la discussion permanente des documents et des textes au fur et à mesure de leur édition par les participants. C’est à travers cet échange que se forge une méthodologie commune et que se construit une culture partagée.

Développement 1 : Les “plans” des architectes

Dans le cycle Licence, les étudiants ont acquis les modalités d'une analyse du projet architectural à partir de sa forme, des positions théoriques de son auteur, de son contexte. Dans cet enseignement, il s'agit de mettre en relation la production d'un architecte avec ses pratiques et stratégies professionnelles. Dans la production de l’architecture qui est éminemment collective, les architectes gardent la main pour des actes tels que le choix des commandes, la conception architecturale, la mise en œuvre du projet jusqu’à son éventuelle médiatisation, en élaborant des “plans” qui peuvent lui permettre de revendiquer des positions théoriques et doctrinales dans la discipline, mais qui confèrent de fait à chacun une posture instituée ou possible dans un champ professionnel.
Comment agissent les architectes pour être ce qu’ils sont et faire ce qu’ils font ? Appréhender les pratiques professionnelles des architectes, dans les projets, mais aussi au-delà et en-deçà des projets participe à placer l'étudiant dans une position réflexive et critique pour la construction de son parcours master, mais aussi lors de son stage ou toute autre mise en situation professionnelle.

Développement 2 : La configuration sociale et symbolique des espaces

S'exercer à interroger les processus par lesquels les espaces sortent d’une stricte fonctionnalité et d’une relative indifférenciation ; à dépasser l’opposition local/global ; à tenir ensemble fabrication matérielle, sphère du symbolique et usages sociaux ; à croiser des problématiques telles que patrimoine, innovation, appartenances, identifications, pluralité des scènes sociales du citadin.
Dans ce séminaire les étudiants vont appréhender l’espace comme n’étant pas un objet en soi mais comme étant produit dans un processus dynamique mettant en relation différents acteurs ; il s’intéresse aux rapports des individus et des espaces, non pas selon une logique de causalité mais selon une logique en boucle prenant en compte les rapports des uns et des autres dans leurs définitions respectives.
Dans ce groupe limité à 20 étudiants, on peut être amené à utiliser différents supports de discussions: articles de recherche, travaux d’enquête, documentaires, émissions radiophoniques.

Développement 3 : Chandigarh ou l’expérience de la modernité

Quand on voyage on vérifie toujours quelque chose soutenait Deleuze. Pourquoi suivre et développer des enseignements de projet à l’étranger comme ceux de Chandigarh ? Que retirer ou partager de ces expériences uniques ? Bien des bénéfices comme comprendre et éprouver des situations de croissance et de développement urbains différents de notre conception européo-centrée. Mais aussi aborder les enjeux critiques de l’urbanisation d’un monde contemporain « global ». De façon plus générale et essentielle, il s’agit d’interroger les effets de la mondialisation et ceux de l’homme contemporain sur l’influence d’un système terrestre. L’objectif ultime est de mieux armer les étudiants qui seront amenés à projeter sur des territoires étrangers et en Inde en particulier.

Développement 4 : Structures complexes

Savoir mener des choix de projets cohérents faisant appel à des morphologies, des technologies et des systèmes intégrés, conjuguant esthétique et performance structurelle.
Apprendre les bases de la conception paramétriques des systèmes.
Apprendre les bases du fonctionnement des structures complexes, c'est-à-dire des structures dont la descente des charges n'est pas immédiatement et intuitivement lisible. Connaître les principales typologies de ces structures; savoir mener de choix de projet basés sur des évaluations qualitatives et quantitatives (dans de conditions simples): choix morphologiques et typologiques, dimensionnement, évaluation des performances, optimisation.
Savoir faire appel à des calculs numériques pour optimiser les choix du projet.

Développement 5 : Patrimoine architectural du XXème siècle

La production bâtie au XXème siècle est aujourd'hui, par son ampleur et par les problèmes qualitatifs qu'elle pose, un champ d'intervention important pour les architectes. Depuis une période relativement récente, cette production apparait également comme un patrimoine, auquel est attribué une qualité, non seulement comme contenant des activités humaines, mais également comme un patrimoine architectural et urbain, qu’il convient de préserver et de mettre en valeur.
Le patrimoine bâti du XXème siècle nécessite pour les maîtres d'œuvre une connaissance approfondie de ses caractères particuliers ainsi que la mise au point de méthodes d'intervention attentives à ses spécificités. Cet enseignement orienté vers la sauvegarde et l'adaptation du patrimoine bâti de cette période vise à répondre à ce besoin.

Développement 6 : Cultures Techniques, l’acoustique architecturale

1. Introduire une dimension critique et de débat autour de la culture technique en architecture 2. Approfondir l’étude monographique de bâtiments choisis en interrogeant différents interlocuteurs du projet et/ou spécialistes de leur histoire 3. Entreprendre des recherches poussées, d’archive ou autre, sur un cas d’étude choisi.
Ce cours interroge la discipline de l’architecture à partir de l’histoire des techniques et des technologies. L’évolution des sciences appliquées dans le domaine architecturale participe à la construction d’une véritable culture qui sera l’objet de nos études. Tous les deux ans un sous thème plus spécifique sera proposé en respectant une structure simple et concise : chaque séance du cours sera consacrée à l’étude d’un seul bâtiment sans imposition de cadre chronologique précis.

Développement 7 : Cultures Asiatiques

L’objectif premier est de donner l’occasion d’approfondir la compréhension des cultures, notamment chinoises, de l’Extrême-Orient. L’UE a été pensée d’abord (mais pas exclusivement) pour les étudiants faisant le voyage d’études en Chine, et bien sûr pour tous ceux intéressés par la question. Durant le semestre, nous explorerons, à des degrés variables, les domaines chinois, japonais, indien et islamique, mais particulièrement les relations entre eux d’une part, et d’autre part l’impact sur la Chine de cultures initialement exogènes. De façon globale, l’enseignement concerne « ce tout complexe qui comprend à la fois le savoir, les croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes… » (Edward B. Taylor). Il ne s’agit pas ici de faire de l’étudiant un anthropologue, mais de se placer dans la posture de l’architecte confronté à une culture autre et complexe, qu’il connaît a priori peu ou par le biais d’idées reçues qu’il convient de questionner. Le cours se veut un accompagnement et un éclaircissement ; il vise une prise de distance vis-à-vis d’appréhensions trop immédiates. Si la question de l'altérité est au centre de ses préoccupations, cet enseignement peut aussi se comprendre comme une initiation à la pensée complexe

10 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

Jean Attali

R8 : Recherche, séminaires et développements

Séminaire AAP : Arts et faits politiques (dramaturgies des faits humains en situations)

Le descriptifs de cet enseignement est précisé dans la fiche du même nom, présentée au premier semestre de M1

Séminaire DK : La connaissance computationnelle, Histoire, théorie et critique de l'architecture numérique

Préambule : Le second semestre de préparation du Mémoire de Master du département Digital Knowledge est dirigé conjointement par Ch.Girard et M.Carpo qui, avec des invités extérieurs, animeront une réflexion collective autour de deux grands thèmes entrecroisés : la théorie de l'architecture dite "numérique" et l'histoire des technologies en lien avec l'architecture.

Objectifs : Sous l'intitulé "La Connaissance Computationnelle, Histoire, théorie et critique de l'architecture numérique" le Séminaire prépare les étudiants à une pratique critique de l'architecture se saississant des dernières avancées permises par la computation. Il s'agit de :
-problématiser les mutations contemporaines de l'architecture sous l'influence du nouveau paradigme, désormais universel, de la computation,
-transmettre et produire la culture critique et théorique qui doit accompagner tout architecte engagé dans le mouvement de reconfiguration de sa discipline autour et par la révolution informatique,
-réfléchir collectivement aux enjeux liés au continuum conception-fabrication, aux développements de procédures de projets retrouvant les dimensions matérielles, réactives, évolutives, hétérogènes, telles qu'observées dans la nature.
L'architecture du XXIème siècle concernée par le Séminaire est celle qui expérimente avec les technologies à l'œuvre dans l’industrie ou en développement dans les laboratoires de recherche. La dichotomie pensée théorique/pensée du projet est effacée dans les pratiques expérimentales étudiées dans le Séminaire. Le mémoire de Master sera si possible ensuite instrumenté dans le travail de PFE de fin de cursus. Si le Séminaire n’a pas comme première vocation de produire une pratique, la manière dont les thèmes seront abordés insistera cependant sur le caractère fondamental de l'articulation théorie-pratique.

Séminaire PASS : De l’utopie à la stratégie, les conditions contemporaines du projet

Le descriptifs de cet enseignement est précisé dans la fiche du même nom, présentée au premier semestre de M1

Séminaire THP : Généalogie du projet contemporain

Le descriptifs de cet enseignement est précisé dans la fiche du même nom, présentée au premier semestre de M1

Séminaire Transitions : Conception éco orientée – approche expérimentale

Le descriptifs de cet enseignement est précisé dans la fiche du même nom, présentée au premier semestre de M1

Séminaire VAT : Le paysage mondial des villes

Le descriptifs de cet enseignement est précisé dans la fiche du même nom, présentée au premier semestre de M1

Développement 1 :Turbulences

Cet enseignement est construit à partir d’une liste de films, de fragments de films, d’œuvres d’art, de textes dont le climat, la météorologie et la tempête sont le sujet.

Enseignement : Proposer une approche documentaire, fictionnelle, voire fantastique
du domaine de l’air et du vent à travers le travail d’écrivains, de cinéastes et d’artistes.
Observer et analyser comment des artistes, des cinéastes manipulent outils et medias pour faire un récit et mettre en forme des idées.
Voir à quel endroit l’architecture et la cité sont convoquées, quelle place elles occupent dans ces récits, ces œuvres météorologiques.

Développement 2 : Enveloppes passives adaptatives - Workshop aux Grands Ateliers (Isle d'Abeau)

Ce développement s'inscrit dans le studio de projet de Master 1 (P8) "Architecture bioclimatique - du plan au détail" et ne peut donc pas être suivi indépendamment de ce P8.
Il s'inscrit dans un ensemble de recherches, menées conjointement depuis 2011-2012 dans le cadre du laboratoire GSA par des doctorants et dans un cadre pédagogique (Développement et Master 1), qui proposent de concevoir et d’expérimenter des enveloppes architecturales passives et adaptatives aux conditions climatiques environnantes, et notamment en prenant en compte les conditions de vent, d’ensoleillement ou de températures auxquelles elles sont soumises en situation de projet, en adéquation avec le contexte d'implantation et les fonctionnalités programmatiques qu’elles protègent.
La conception de ces enveloppes, dont les fondements conceptuels trouvent en partie leurs origines dans la bionique, par biomimétisme de systèmes mécaniques naturels, intègre et développe des interactions statiques ou dynamiques (automatisées et à énergie passive) avec leur environnement intérieur et extérieur, afin de répondre aux conditions du projet architectural et aux exigences techniques de ces façades.

Développement 3 : Mathématiques et créativité

L'objectif de l'enseignement est double. D'une part, l'enseignement a comme objectif de mettre en lumière et d'expliquer les idées et notions scientifiques (surtout mathématiques mais pas exclusivement) qui ont servi d'appui pour les positions théoriques ou la pratique des architectes (surtout au XXe siècle). Cela nous permettra de déceler l'influence sous-jacente des modèles scientifiques mais aussi les effets rhétoriques ; de mesurer les écarts voire les abus dans les discours, ou inversement le potentiel de transformation d'une discipline à l'autre. D'autre part, l'enseignement a aussi comme objectif de rendre possible une mise à niveau des étudiants en architecture par rapport à des connaissances mathématiques concrètes, dans l'esprit d'une démarche créative, voire poétique, en dépassant l'usage univoquement fonctionnaliste des outils mathématiques. Il s'agit donc de l'acquisition d'un socle de culture scientifique qui donnera lieu à la fois à une critique pertinente, informée et précise, et à une expérimentation ouverte et inventive.

Développement 4 : Workshop intensif Lié au projet Master P8 « l’édifice public dans la ville contemporaine »

Dans le prolongement de l’IP Erasmus 2012-2014 “Nouveaux espaces pour l’Université Européenne”, et du workshop intensif à Bratislava en mars 2014 avec la Faculté d’architecture de l’Université Technique Slovaque, les mêmes partenaires souhaitent développer leurs réflexions sur les nouveaux programmes d’équipements liés à l’enseignement et à la culture, dans le contexte des métropoles européennes. Le site et le thème précis du workshop seront définis au cours du premier semestre.

Le développement des connaissances, et donc de l’enseignement et de la diffusion de la culture, impose une réflexion, sur le plan urbain et architectural, sur les espaces destinés à accueillir ces programmes. L’intégration de ces espaces d’enseignement, de recherche et de diffusion du savoir dans le contexte urbain, la réflexion sur les qualités spatiales et d’usage de ces architectures, face au développement de nouveaux outils de communication et d’enseignement, sont au cœur des questions posées.

Développement 5 : Form-finding structural

L’objectif général de cet enseignement est d’initier aux méthodes numériques de recherche de formes structurales tridimensionnelles et de mettre en œuvre ces approches dans un contexte de conception architecturale. Les formes structurales abordées comprennent les structures purement comprimées (applications aux voûtes maçonnées), les structures tendues, les gonflables. Il s’agit premièrement d’étudier les hypothèses et méthodes liées au comportement mécanique et l’influence du traitement numérique sur les résultats obtenus afin d’être capable de porter un regard éclairé et critique sur les modèles numériques produits. Ces connaissances visent à fournir les moyens d’analyse et de maîtrise des logiciels et à permettre l’évaluation des modèles numériques obtenus en fonction des choix conceptuels. Un deuxième objectif vise à mettre en pratique la conception de formes structurales dans un contexte de modélisation paramétrique afin de permettre son intégration dans un processus global de conception architecturale.

Développement 6 : Cas d’études

Depuis une trentaine d’années s’est développé en France et en Europe, un urbanisme de projet, développant une façon de « faire » la ville en la transformant par et depuis ses espaces publics. Ces derniers définissent des îlots dans lesquels viendront s’implanter des bâtiments dont on fixe les gabarits et les programmes.
Si cet « urbanisme à la française » a fait consensus et a contribué à transformer un grand nombre de villes (Nantes, Bordeaux, Lyon, Marseille, …), il est devenu une recette reproduite par les maîtrises d’ouvrage et par les maîtres d’oeuvre, de façon plus ou moins adaptée aux contextes concernés. Imaginé pour les centres-villes et la ville moderne, on peut se questionner sur sa pertinence à répondre aux enjeux de nouveaux territoires périurbains ou post industriel, tant du point de vue méthodologique qu’économique.
En effet, le modèle, imaginé dans une période de croissance, peut être aussi réinterrogé du point de vue des moyens nécessaires qu’il faut engager pour en assurer sa conduite et son développement.
Cette idée que le projet se proposait comme une finalité et non un processus a conduit à adopter des modes standardisés de représentation, qui proposent le projet comme un produit fini, en particulier au travers d’un plan d’ensemble nommé tour à tour Master-plan, schéma directeur ou Plan-guide.

Développement 7 : Le territoire des Aéroports – Airport Territories

Le développement a pour objet d'explorer le territoire des aéroports en tant qu'entité spécifique (avec ses propres caractéristiques et emprises) et en tant qu'infrastructure générique. L’étudiant sera amené à construire une analyse critique des aéroports sur le plan fonctionnel, technique et environnemental à partir des études de cas, des visites de sites et des cours théoriques. L'enseignement pose également la question de comment les architectes peuvent se positionner face à "l'ingénierisation" des grands projets de transport ?

10 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

Jean Attali

T9 : Théorie et préparation au PFE

La préparation au PFE se compose de deux enseignements, le premier sur l'ensemble du premier semestre représente 6 heures hebdomadaires et le second consiste en un travail intensif a effectuer en une semaine.
Les 6 départements de l'école propose chacun un programme, développé dans les propositions ci-dessous.

AAP : Made in réel

Visant l’autonomie de l’étudiant en Master, cet enseignement le conduit, au-delà, à affirmer un engagement à être une force de proposition, de résistance à des situations (a priori) sans urbanité.
Futur architecte, interrogeant outils et méthodes, l’étudiant questionne et concilie une situation réelle aux forts enjeux sociaux et politiques. Il s’agit d’élaborer le projet comme une démarche, initiée ici dans cet enseignement et se poursuivant jusqu’au PFE.

DK : Digital Knowledge

Préparer à des PFE qui soient solidement ancrés dans la réalité technique, constructive, matérielle du projet architectural actuel est l'objectif recherché. Le travail personnel de fin d'études se doit de constituer une expérience concrète mettant en œuvre les savoirs acquis. De part l'orientation générale de Digital Knowledge, les thèmes de diplôme sont en prise avec les pratiques et réflexions contemporaines qui, en ce moment, renouvellent de façon importante la discipline architecturale. Le T9 est le lieu de synthèse et d'exploration de ce que l'étudiant(e) développe en même temps dans son studio de Master 2 et dans la rédaction de son Mémoire. Le choix de la problématique du PFE est libre, ce qui est imposé c'est le niveau d'exigence attendu. La fiction et la rhétorique sont évitées au bénéfice d'un travail à l'interface de l'architecture et de l'ingénierie. Modéliser et fabriquer et non pas représenter deviennent le modus operandi.

PASS : Paysages intérieurs de la métropole

L’objectif du T9 Construire la Métropole est de vous préparer au P10 puis au PFE, en vous proposant de vous engager –par votre projet de fin d’étude- dans les débats et les réflexions actuelles sur la métropole parisienne et par extension, sur les phénomènes qu’elles provoquent.
En prenant 3/4 territoires « génériques » de la région parisienne et un site à New-York qui concentrent la plupart des problématiques métropolitaines, nous proposons à la fois une réflexion collective qui permettra d’ouvrir des pistes pour une approche plus individuelle.
Ces « entrées « plurielles » vont offrir à chaque étudiant la possibilité de réfléchir à des outils d’analyse et de représentation appropriés, mettant en valeur la présence de codifications atypiques et de langages spécifiques, par rapport à l’Histoire de la formation de villes européennes comme Paris ou en comparaison de métropole mondiale comme New-York.
Ces explorations territoriales, et environnementales donneront lieu à des recherches spécifiques et des développements de projets à des échelles multiples.

L’objet central de cette approche est de repenser les conditions même de l’architecture comme acte de révélation du réel, et comme mutation de situations tant géographiques, que sociales, culturelles et politiques.

NEW-YORK / Hudson River, 112° rue (Harlem)
PARIS/ Porte de Montreuil
SACLAY/ Université
VAIRES / Base de loisirs
EPINAY-SUR-SEINE / Structure industrielle

THP : Pratiques expérimentale du projet contemporain

Construire une structure de départ solide pour le projet de diplôme par des acquis méthodologiques, des prises de distance critique par rapport aux thèmes et aux problématiques choisies, et des mises en situation rapides du projet architectural.

Chaque enseignant du département Thp participe au déroulement de ce cours. L’objectif est de définir et d’accompagner la construction des bases du projet par un retour collégial sur les objectifs individuels des étudiants. Le sujet de diplôme est libre pour chacun, mais le département exige des cadres méthodologiques rigoureux, des directions de recherche poussées et des définitions précises du processus de conception du projet. On insistera sur la nécessité de plonger très rapidement dans la pratique du projet, mettre en œuvre les réflexions et les recherches théoriques venant de différents domaines du savoir (science, philosophie, littérature, histoire, fiction, art, etc) par les outils de représentation propres à l’architecte. Cette approche expérimentale est à l’enseigne du département.

Transitions

Cette fiche correspond aux enseignements de l'année 2014-2015 qui sont reconduits. Cependant, l'équipe encadrante a subi des modifications, Pascal Gontier, Sébastien Mémet, Julia Riché ne font plus partie de l'équipe. Nous ont rejoint cette année : Thierry Ciblac, Isabelle Chesneau, Mathieu Mercuriali, Peggy Garcia et Susan Dunne.

Enseignant responsable : Christian Comiot,

Le PFE AMC², « Mutations Architecturales, Urbaines et Paysagére » se reconfigure : la thématique est maintenue et d'autres pôles viennent s'adjoindre pour constituer le nouveau PFE « Transitions ». Ce nouveau PFE s'organise à partir de plusieurs pôles de problématiques à la fois plus ciblés dans les orientations conceptuelles et plus renseignés dans les approfondissements préalables nécessaires au fondement du sujet de projet de fin d'études. Ces pôles ne constituent pas des sous-ensembles cloisonnés, bien au contraire: ils tirent leur force de l'efficacité pédagogique de leur développement, mais aussi de la combinatoire de leurs contenus., C'est aux étudiants de mobiliser, dans une dynamique d'acquisition progressive d'autonomie, d'engagement et de prise de responsabilité pré-professionnelle, les compétences avérées des enseignants. Les pôles thématiques proposés sont les suivants :

Culture constructive, avec Loïc Couton et Robert Leroy,
Approche écologique, avec Marc Benard et Pascal Gontier,
Performances structurelles, avec Sébastien Mémet et Mattéo Porrino,
Mutation architecturale,urbaine et paysagère, avec Christian Comiot et Julia Riché.

Objectifs des unités d'enseignement

Le T9 se donne quatre objectifs :
La rédaction d'un manifeste personnel à l'issue du cursus,
L'élaboration progressive d'un véritable sujet de projet de fin d'études,
Le choix d'un site d'intervention en phase avec le sujet,
Les études et documentations préalables, comme fondement du projet informel.

VAT : Territoire de projet

S’ils conçoivent des édifices et des ensembles urbains, les architectes sont amenés plus généralement à jouer un rôle dans l’agencement des territoires où la vie sociale prend place. Par « territoire » on entend ici des ensembles de relations complexes, le plus souvent instables, soumis à des risques, marquéss par des controverses voire par des conflits, dans la nécessité de changer leurs modalités de gouvernance... Ces ensembles se déploient dans des espaces (grands ou petits) et dans des temps (longs ou courts). Y Intervenir peut se faire à n’importe quelle échelle : ce qui compte est la capacité à exercer des effets, directement ou indirectement, sur la vie des individus et des collectivités. Dans la perspective de la préparation d’un Projet de fin d’études (PFE), comment alors mobiliser les savoirs et les outils qui permettent à un architecte d’agir singulièrement en prenant en compte les flux de biens et de personnes, les règles économiques et politiques, les données paysagères et environnementales ? Cet enseignement est le cadre d’un travail personnel à travers lequel l’étudiant se positionne en conscience sur des enjeux territoriaux très divers, et formule une manière de faire projet qui lui est propre. Il y fait la preuve de son autonomie en soumettant son travail au débat critique et participe ainsi à l’élaboration d’une pensée collective.

8 ECTS

Enseignement obligatoire

Responsable de l'enseignement

W 8-9 : Stage Master

Le stage doit être choisi par l’étudiant en liaison étroite avec la construction raisonnée de son parcours dans le cycle de Master, dans le cadre de la préparation d’un projet professionnel qui s’envisage parmi tous les métiers de l’architecture et de la ville. Il doit participer à anticiper des orientations futures, autorisant des choix multiples, mais réfléchis de la part des futurs ADE : vie active dans différents domaines ou formations postmaster telles que la HMONP, le Doctorat, les DSA, etc. En outre, le stage de « formation pratique » doit permettre d’apprécier le rapport entre la capacité de l’étudiant à évaluer sa propre valeur, sa capacité à définir des attentes (voire à formuler des offres) par rapport à une entreprise d’accueil, et sa capacité à développer une attitude critique et constructive (particulièrement au cas où cette auto-évaluation et ces attentes seraient mises en cause au cours du stage lui-même).

Intensifs & Langues

Actualités4

{{title}}

{{message}}

{{validate.label}}
{{cancel.label}}

{{title}}

{{message}}

Ete vous sure

Votre navigateur est désuet!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×