Réactiver la mémoire du quotidien dans les interstices de la ville
2025
Auteur(s)
Louise Vouilloux
Enseignant(s)
Yann Rocher, Bertrand Lamarche
Département
AAP
Et si une vitrine vide devenait un monument de mémoire ?
Ce projet prend sa source dans un souvenir d’enfance : la salle de cinéma artisanale de mon oncle, où j’ai découvert très tôt le pouvoir émotionnel d’un espace. À partir de cette mémoire intime, je m’interroge sur la capacité de l’architecture à transmettre des émotions et à recréer des formes de lien entre les habitants d’une ville.
Aujourd’hui, de nombreux centres-villes, comme celui d’Albi, sont marqués par la vacance commerciale. Ces vitrines délaissées, telles des plans figés, forment un hors-champ urbain qui fragilise la continuité des récits quotidiens.
Mais ces lieux en pause, ces interstices silencieux, peuvent devenir des supports : et si l’on considérait ces vitrines comme des caméras d’un passé collectif ?
À travers ce projet, je propose de réactiver une mémoire, la parole d’habitants par des dispositifs architecturaux capables d’accueillir des récits ordinaires, de susciter des émotions partagées et de rendre perceptible ce qui, souvent, échappe au regard.
C’est une tentative de monumentalisation de l’ordinaire, où l’architecture agit comme cadre pour laisser place à une parole urbaine quotidienne.
Consultable à la bibliothèque de l’école
What if an empty shop window became a monument to memory ?
This project is rooted in a childhood memory: my uncle’s small-scale cinema, where I discovered the emotional power of a space at an early age. Based on this intimate memory, I’m looking at the capacity of architecture to transmit emotions and recreate forms of connection between the inhabitants of a town.
Today, many town centres, such as Albi, are marked by commercial vacancy. These abandoned shop windows, like frozen planes, form an urban ‘hors-champ’ that undermines the continuity of everyday stories.
But these places in pause, these silent interstices, can become supports: what if we considered these shop windows as cameras of a collective past ?
Through this project, I’m proposing to reactivate a memory, the words of local residents, by means of architectural devices capable of welcoming ordinary stories, arousing shared emotions and making perceptible what often escapes the eye.
It’s an attempt to monumentalise the ordinary, where architecture acts as a framework to make room for everyday urban speech.
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