Nourrir l’indépendance à la source
2025 Double Diplôme Université de Naples
Auteur(s)
Malory Mohamed
Enseignant(s)
Alice Sotgia, Thierry Mandoul, Orfina Fatigato, Massimo Perriccioli
Département
AAP
Un jour, un cyclone arrive chez Maore, qui s’affaiblit davantage. Ses sœurs tentent de lui venir en aide, tandis que France entreprend de jeter les enfants de Ngazidja, Ndzuani et Mwali à la mer. Bien que Maore les eût traités comme les siens, France refuse de les reconnaitre comme tels. Ils sont contraints de partir se cacher dans la forêt et les champs, depuis lesquels ils tentent de produire de quoi nourrir les enfants de Maore. Ils y forgent petit à petit leur propre village, à l’écart de celui construit par France. Maore dépérit encore un peu plus quand ses ressources en eau s’amenuisent. Elle se livre à une dépendance totale à France lorsqu’une fois rationnée, l’eau doit parcourir 8000 km depuis son royaume à lui, enfermée en bouteille. Mais chez Maore, des courants résistent. Parmi eux, un cours d’eau part de la montagne, descend jusqu’à la mangrove et réunit les enfants. Il passe par les champs, abreuve les zébus, lave le linge des descendants Komori et se promène à travers le village de France, avant de nourrir la mangrove trop salée.
Comment aider Maore à se reconstruire ? Parmi toutes les problématiques contemporaines que rencontre l’île au lendemain du cyclone, c’est quand la plus ancienne et importante ressource vient à manquer que le caractère de survie se précise. Peut-être qu’une des réponses se trouve simplement là, dans les bassins versants, sous nos pieds ou au-dessus de nos têtes ; peut-être que ce sera l’eau qui pansera ses plaies.
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