Vers une contre-culture numérique
2025
Auteur(s)
Maria Querol Méndez
Enseignant(s)
Frank Minnaërt, Emmanuelle Chiappone-Piriou
Département
DM
Ce projet de fiction spéculative explore les moyens de résister aux logiques dominantes du numérique contemporain — centralisé, opaque, extractiviste — en imaginant une culture numérique critique, située et incarnée. Face à la dissimulation matérielle croissante des infrastructures comme les data centers, le projet propose de réinvestir l’espace urbain, théâtre de tensions entre visibilité et opacité, par des gestes discrets mais significatifs. La fiction met en scène « Les Latents », une communauté distribuée de journalistes, activistes et lanceurs d’alerte. Ils déploient leur présence à travers trois types d’espaces complémentaires : les Cellules, bases discrètes d’action cachées dans le tissu urbain ; les Lieux de connexion, espaces sécurisés de coordination ; et les Pop-ups, installations éphémères qui perturbent brièvement le quotidien pour transmettre leurs messages. Ces formes spatiales permettent une résistance douce mais déterminée, fondée sur l’opacité, la lenteur et la relation. En mobilisant la fiction comme méthode, « Les Latents » propose une écologie de gestes et d’architectures qui réaffirment le droit à la dissidence numérique et à la réappropriation des technologies.
Version numérique en ligne (réservée aux abonnés ArchiRès)
This speculative fiction project explores ways of resisting the dominant logics of contemporary digital systems — centralized, opaque, extractivist — by imagining a critical, slow, and situated digital culture. In response to the growing material concealment of infrastructures such as data centers, the project proposes to reinvest urban space — a stage for tensions between visibility and opacity — through discreet yet meaningful gestures. The fiction features Les Latents, a distributed community of journalists, activists, and whistleblowers. They establish their presence across three complementary types of spaces: Cells, encrypted and reconfigurable spaces derived from binary or textual coding; a Labyrinth, a network of circulation between worlds, a place of transition and disorientation; and Pop-ups, installations or urban glitches that briefly disrupt the everyday to convey a message. These spatial forms enable a soft yet determined resistance, rooted in opacity, slowness, and relationality. By using fiction as a method, Les Latents proposes an ecology of gestures and architectures that reaffirm the right to digital dissent and the reappropriation of technology.
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