Autour de Sijoumi
2025
Auteur(s)
Ruben Oualid
Enseignant(s)
Anne Mie Depuydt, Thibault Chevilliet
Département
M(s)M
Entre la mer Méditerranée, deux lagunes et un lac – appelés sebkhas, l’eau représente presque la moitié de la surface urbanisée du Grand Tunis. Au fil des étapes historiques de son tissu urbain, le rapport de la ville à cette eau a beaucoup évolué. Des ports puniques de l’Antiquité, construit pour bénéficier des lagunes, à l’étalement urbain des années 70, qui s’est enfoncé dans l’arrière-pays, les tunisois se sont retrouvés dans une situation où l’eau est délaissée de leur quotidien.
Pourtant, on observe aujourd’hui des nouveaux pans de ville se développer sur les berges de ces corps d’eau. À chaque sebkhas sa situation urbaine propre : la lagune centrale est sujette à des projets de promoteurs étrangers pour du tertiaire et des logements hauts de gamme, depuis son assainissement récent ; les deux autres se font progressivement butiner par des développements informels de lotissements individuels. Face à cela, les problématiques de la ville empirent. D’une part les nouveaux projets étrangers aveugles à la réalité économique et climatique de la Tunisie, et d’autre part les développements informels construits sans les réseaux nécessaires, qui donnent lieu à des inondations pluviales graves.
L’intention de ce projet est de se situer dans une position de pré-urbaniste, pour permettre les conditions d’un modèle alternatif d’aménagement du pourtour de ces sebkhas. Au travers des questions d’assainissement de l’eau et d’accès à l’espace public, il s’agit d’intervenir sur les réseaux, les infrastructures et le paysage de ces lagunes.
Version numérique en ligne (réservée aux abonnés ArchiRès)
Between the Mediterranean Sea, two lagoons and a lake – known as sebkhas – water accounts for almost half of Greater Tunis’ urbanized surface area. Over the course of the city’s history, its relationship with water has evolved considerably. From the Punic ports during Antiquity, built to take advantage of the lagoons, to the urban sprawl of the 1970s, which pushed the city into the hinterland, Tunisians found themselves in a situation where water was left out of their daily lives.
Today, however, new sections of the city are developing on the banks of these bodies of water. Each sebkhas has its own urban situation : the central lagoon has been subject to projects by foreign developers for tertiary and high-end housing since its recent depollution ; the other two are gradually being overrun by informal developments of individual housing constructions. As a result, the city’s problems are worsening. On one hand, we got new foreign projects blind to Tunisia’s economic and climatic realities, and on the other, informal developments built without the necessary networks, giving rise to yearly serious rainwater flooding.
The intention of this project is to take a pre-urbanist stance, in order to create the conditions where an alternative development model around these sebkhas could happen. Through questions of water purification and access to public space, the aim is to intervene in the networks, the infrastructures and the landscape of these lagoons.
{{title}}
Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant