Réhabiliter une école abandonnée en incubateur d’innovations
2025
Auteur(s)
Juin Jung, Seunghun Shin
Enseignant(s)
Valentine Guichardaz, Emmanuel Person
Département
PASS
Nous avons abordé ce projet par la question du lien. Le site de l’ancienne école Louis Lumière, situé entre le quartier pavillonnaire et le campus de la Cité Descartes, formait une fracture entre deux mondes. Nous avons voulu reconnecter ces territoires en transformant cette friche en lieu public. En suivant les courbes de niveau et en préservant les arbres, nous avons dessiné deux axes structurants, reliant Noisy-Champs à Mont d’Est. Ce dispositif révèle une continuité entre ville, nature et architecture.
Nous avons imaginé un incubateur traversant, poreux, hybride, où étudiants et habitants se croisent. Il repose sur une trame modulaire, prolongée depuis la structure de Christian Hauvette, pensée comme une machine architecturale. Des dalles mobiles ajustent les volumes selon les besoins, évoquant une architecture cybernétique, évolutive.
En continuité, le logement prolonge cette machine. Implanté parallèlement au RER A, il reprend la logique répétitive de la trame, comme des wagons. Les zones humides sont regroupées dans les travées, libérant des espaces à s’approprier. Des lieux partagés favorisent les échanges et prolongent l’esprit d’innovation.
Ce projet est plus qu’une réhabilitation. C’est une architecture-synapse entre savoirs, territoires et temporalités.
We approached this project through the idea of connection. The site of the former Louis Lumière school, located between a suburban neighborhood and the Cité Descartes campus, marked a break between two worlds. We aimed to reconnect these areas by transforming the abandoned land into an active public space. By following the land’s contours and preserving the existing trees, we established two main axes linking Noisy-Champs to Mont d’Est. This layout reveals spatial continuity between the city, nature, and architecture.
We envisioned an open, permeable, hybrid incubator where students and residents could meet. It is based on a modular grid extended from Christian Hauvette’s original structure, seen as an architectural machine. Movable slabs adjust space to needs, evoking a cybernetic architecture that evolves constantly.
The adjoining housing continues this machine logic. Positioned parallel to the RER A line, it repeats the structural rhythm like train cars. Wet areas are grouped in narrow bays, freeing large adaptable spaces for residents. Shared areas foster exchanges and extend the spirit of innovation.
This project is more than a rehabilitation. It is an architectural synapse connecting knowledge, places, and time.
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