Réinvestir un paysage brûlé entre héritage industriel et résilience territoriale
2025
Auteur(s)
Marc Paulo
Enseignant(s)
Colin Reynier, Soline Nivet
Département
PASS
Dans la région Centre du Portugal, aux abords d’Aveiro, un mégafeu a dévasté le paysage. Les collines monotones, couvertes de forêts d’eucalyptus, ont été réduites en cendres. Au cœur de cette pré-tendue forêt, là où la flore native se fait rare, se dissimule un vestige : les ruines d’une ancienne usine de papier.
Dressée comme une ville oubliée au creux de la vallée, l’usine du Caima borde une rivière aux berges escarpées. Là, dans cet ancien site de production, une poche de faune et de flore native a trouvé refuge. À l’abri des ruines, les essences autochtones ont survécu au feu, préservant un ultime souffle du paysage perdu.
Alors que tout autour s’est consumé, l’usine s’est dévoilée. Ces hectares oubliés ouvrent une brèche : que faire de ces vides figés, de cette empreinte industrielle et des excès d’un sol profondément modifié ?
Version numérique en ligne (réservée aux abonnés ArchiRès)
In the Centro region of Portugal, near Aveiro, a megafire has devastated the landscape. The monotonous hills, once covered with eucalyptus forests, have been reduced to ashes. At the heart of this so-called forest, where native flora is scarce, a remnant lies hidden: the ruins of an old paper mill.
Standing like a forgotten town in the hollow of the valley, the Caima factory sits along a river with steep banks. There, on this former industrial site, a pocket of native fauna and flora has found refuge. Sheltered by the ruins, indigenous species have survived the fire, preserving a final breath of the lost landscape.
While everything around was consumed, the factory revealed itself. These forgotten hectares open a breach: what can be done with these frozen voids, this industrial footprint, and the excesses of a deeply altered land?
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