> Études > Projets de fin d'études > L'aéroport qui ne décolle

L'aéroport qui ne décolle

Génocide, urbicide et écocide

2026

Auteur(s)

Ayad Abou Samra

Enseignant(s)

Stéphanie Dadour, Nicolas Gilsoul

Département

AAP

L’aéroport international Yasser Arafat de Gaza n’a été en service que durant deux ans. Inauguré en 1998 à Rafah, Gaza, il incarnait un premier symbole de souveraineté palestinienne à la suite des accords d’Oslo. Cette infrastructure a ensuite été méthodiquement détruite entre 2001 et 2024 : station radar bombardée, tour de contrôle criblée de balles, piste fragmentée, puis ruines dynamitées en mai 2024, effaçant jusqu’à la trace de son
existence par l’armée israélienne.

L’urbicide désigne l’effacement délibéré de l’environnement bâti comme acte politique. Dans ce contexte, documenter et préserver la mémoire en tant que preuve forensique devient également un acte politique, transformant la mémoire en une forme de résistance. L’écocide, quant à lui, renvoie à la destruction des sols, des cycles et du vivant. Y répondre consiste à nourrir une population confrontée à une famine imposée, et à faire de la réparation un geste de lutte.

Ce projet interroge le rôle de l’architecte artiste face à la destruction. Sur une piste autrefois ouverte sur le monde, aujourd’hui anéantie, des plantes ont poussé avant de disparaître. Il nous revient désormais de documenter chaque pierre entre la pluie et chaque grain de ce sol.

 

Version numérique en ligne 

 

Gaza’s Yasser Arafat International Airport was in service for only two years. Inaugurated in 1998 in Rafah, Gaza, it embodied a first symbol of Palestinian sovereignty following the Oslo Accords. This infrastructure was then methodically destroyed between 2001 and 2024: radar station bombed, control tower riddled with bullets, runway fragmented, then ruins dynamited in May 2024 by the Israeli army, erasing even the trace of its existence.

Urbicide denotes the deliberate erasure of the built environment as a political act. In this context, documenting and preserving memory as forensic evidence itself becomes a political act, transforming memory into a form of resistance.
Ecocide, in turn, refers to the destruction of soils, cycles, and living systems. Responding to it means feeding a population confronted with an imposed famine, and making repair an act of struggle.

This project interrogates the role of the architect-artist in the face of destruction. On a runway once open to the world, now annihilated, plants grew before disappearing. It now falls to us to document every stone between the rain and every grain of this soil.

{{title}}

{{message}}

{{validate.label}}
{{cancel.label}}

{{title}}

{{message}}

Ete vous sure

Votre navigateur est désuet!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×