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Vulnérabilités plurielles, refuges pluriels

Le 88 boulevard Arago comme laboratoire d’habitabilité parisienne

2026

Auteur(s)

Noémie Zandler

Enseignant(s)

Marie Menant, Alice Sotgia

Département

AAP

Mon projet de fin d’études a débuté en 2021, le jour où j’ai emménagé chez mon grand-oncle et ma grand-tante au 88 boulevard Arago à Paris, au sein d’une résidence construite en 1970. C’est l’histoire de Daniel, 86 ans, de sa femme Dominique, victime de la maladie d’Alzheimer et de leur appartement. C’est une histoire joyeuse de cohabitation intergénérationnelle et interculturelle. Mais c’est aussi une histoire parsemée de solitudes et de ruptures entre la maison et l’institution.

Ce projet s’inspire du récit de cette cohabitation où le logement est comme un compagnon de vie, capable de devenir refuge en accueillant et accompagnant différents types de vulnérabilités. Avec une réflexion sur la préservation et le déjà-là architectural, administratif et politique, je propose un laboratoire d’habitabilités plurielles, conçues à travers la réhabilitation et la transformation où les parties communes deviennent vecteur de partage et où l’aide à la personne s’affirme au cœur de la conception, avec comme acteurs et actrices principaux les auxiliaires de vie.

 

Version numérisée en ligne

 

My graduation project began in 2021, the day I moved in with my great-uncle and great-aunt at 88 Boulevard Arago in Paris, in a residential building constructed in 1970. This is the story of Daniel, 86, his wife Dominique, who has Alzheimer’s disease, and their apartment. It is a joyful story of intergenerational and intercultural cohabitation. But it is also a story marked by moments of loneliness and the rift between home and institutional care.

This project draws inspiration from the narrative of this cohabitation, in which housing serves as a lifelong companion, capable of becoming a refuge by welcoming and supporting people facing various forms of vulnerability. Reflecting on preservation and the existing architectural, administrative, and political realities, I propose a laboratory of plural forms of habitability, conceived through renovation and transformation, where common areas become vehicles for sharing and where personal care is at the heart of the design, with care assistants as the primary actors.

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