14 Avr 2026
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Cette présentation propose de considérer la Palestine comme une boussole pour la pratique du design et de l’éducation, deux domaines pertinents pour l’étude et la pratique de l’architecture, sans être tout à fait assimilables. En revisitant ma lecture du projet Sakiya dans l’ouvrage collectif Terres et liberté : Manifeste antiraciste pour une écologie de la libération, je situe cet espace pédagogique expérimental à l’extérieur de Ramallah entre « l’écologie décoloniale » et ce que l’anthropologue colombien Arturo Escobar appelle le « design pour le plurivers » : une vision alternative du design et de la pratique qui permet « un monde composé de plusieurs mondes », incluant un éventail d’épistémologies ancrées dans le lieu et fondées sur l’expérience. La triangulation entre la France, la Palestine et la Colombie permettra également de comprendre les possibilités et les défis de la pensée et de la pratique décoloniales pour les étudiant.es basés à Paris.
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Shela Sheikh est maîtresse de conférences en politique internationale et directrice de la recherche à The University of London Institute in Paris. Ses recherches et son enseignement s’inscrivent dans les domaines des cultural studies post/décoloniales et des sciences humaines environnementales. Avec Malcom Ferdinand, elle a codirigé le numéro 1 de Plurivers : revue d’écologies décoloniales, une revue plurilingue publiée par l’Observatoire Terre-Monde. Avec Ros Gray et Jennifer Gabrys, elle est rédactrice en chef de la série « Planetarities » avec Goldsmiths/MIT Press. Avec Ros Gray, elle a dirigé « The Wretched Earth : Botanical Conflicts and Artistic Interventions », numéro spécial de Third Text (2018). Elle prépare actuellement une monographie intitulée Rehearsing Environmental Justice: People’s Tribunals, Staged Hearings, Potential Histories.
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