25 mars 2026 thèse ACS - ED540 ENS - PSL
Mercredi 25 mars 2026
14h00
Salle des séminaires
23, rue des Ardennes
75019 Paris
Entrée libre, merci d’informer de votre présence via ce formulaire
Et en visioconférence : lien de connexion
Laboratoire de recherche : ACS – Ecole d’architecture Paris-Malaquais – PSL
École doctorale : Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (ED 540) de l’École normale supérieure – PSL
Direction de thèse : Manola Antonioli (Professeure, ENSA Paris-La Villette) et Jac Fol (Professeur émérite, ENSA Paris-Malaquais – PSL)
COMPOSITION DU JURY :
RÉSUMÉ DE LA THÈSE :
La critique de l’idéologie architecturale, telle que développée par Manfredo Tafuri, visait, historiquement, à dévoiler le message codé des formes architecturales, là où la sublimation des contradictions du capitalisme était la plus intense. Il nous appartient désormais d’en redéfinir les contenus épistémologiques, stratégiques, mais aussi sa fonction et son rôle pour l’architecture, corrélativement aux assemblages capitalogéniques du réchauffement climatique. Cette critique nous permet-elle encore de démolir le mythe de la pérennité et de la validité transhistorique des valeurs de l’architecture en tant qu’institution ? De démontrer la fonctionnalité toujours active de la compensation idéologique de l’architecture pour le développement capitaliste ? Ou bien, s’est-elle définitivement installée dans le boudoir des hermétismes et de l’institutionnalisation de la critique et de la théorie ?
Dans ce travail, nous (ré)engageons un dialogue entre trois figures masculines : Manfredo Tafuri (1935-1994), Fredric Jameson (1934-2024) et Pier Vittorio Aureli (1973 -). Toutes trois, malgré des conjonctures historiques spécifiques — du capitalisme fordiste au néolibéralisme —, des terrains académiques différents — continentaux et anglo-saxons — et des modalités d’interventions architecturales et politiques distinctes, investissent la critique matérielle des idéologies pour interroger la place de l’architecture dans les rapports de production capitaliste. En terme méthodologique, plutôt que de construire un cheminement linéaire entre ces pensées, nous proposons leur entrelacement afin d’examiner les impasses et les contradictions des concepts produits, mais aussi, leur adéquation avec des problématiques contemporaines. L’historicisation des pensées analysées, imprégnées de leurs contextes extra-disciplinaires respectifs — opéraïsme, matérialisme culturel — permet aussi de porter un regard critique plus large sur la trajectoire de la théorie en architecture : le déplacement d’une investigation critique de l’objet architectural, de ses conditions de production matérielle et idéologique, vers une théorie architecturale opérationnelle et auto-validante.
Le cheminement proposé, au voisinage de l’analyse de certains concepts fondamentaux de la philosophie critique (idéologie, base/superstructure, autonomie), révèle alors une tension dialectique. D’une part, l’architecture, comme institution, réalise bel et bien, par ses formes, ses techniques et sa division sociale du travail, les rapports sociaux de domination. D’autre part, certains types de branchements et de pratiques sociales rendent possible la subversion du statu quo.
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