30 Sep 2026
« Par « ce temps désarticulé », quel rôle est encore assigné à l’architecture ? N’est-elle pas elle-même
« out of joint », disloquée, démembrée, entre celle qui se montre et se repaît de son propre spectacle et celles, moins ostentatoires, qui s’obstinent, contre les vents contraires, à poursuivre d’autres objectifs, ceux des causes communes.
L’architecture que nous défendons est d’abord une bataille contre l’adversité. Contre ce qui menace son intégrité, sa pertinence – osons dire, sa vérité. Car l’architecture n’est pas acquise de toute éternité. Elle peut disparaître et bien des signes manifestent qu’elle est en péril. La multiplication invraisemblable de constructions bâclées, d’édifices indignes, de zones péri-urbaines sans la moindre qualité – au prétexte qu’elles seraient à la marge des villes, témoignent amplement de ce phénomène de disparition et d’attrition. Ici ont surgi les « non-lieux » de la ville moderne.
L’habitation est au cœur de la discipline, sa vocation première, la pierre angulaire de sa légitimité et de son utilité collective. C’est sur ce terrain qu’elle est menacée et qu’il convient de lui redonner dignité et générosité, qu’elle doit renouer avec sa vocation à construire la ville, ou du moins à ne pas la détruire. Tel est le sens que nous croyons devoir donner à notre métier. »
Jean et Aline Harari
*Entrée libre dans la limite des places disponibles. (l’inscription en ligne ne garantit pas l’accès).
41 fragments pour habiter
18 Sep 2026 | 23 Oct 2026
41 fragments pour habiterExposition
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